mercredi, novembre 30, 2005

À méditer...

Avez-vous entendu parler de Boisclair dernièrement ? Pas moi. Et ce n'est pas que je ne cherche pas...

En cherchant, j'ai trouvé ce petit poème. Comme il est rempli de sagesse, j'ai pensé que ça pourrait vous intéresser. (G.V.)

Le peuple ?
Qu’une émotion,
Unie par la raison,
Qui lui bâtit prison.
Il est troupeau de moutons,
Gardé par des fripons,
Dans grand jardin de lions.

Russel Bouchard,
Journal intime,
19 avril 2003.

mardi, novembre 29, 2005

Tremblez manant, Boisclair sort ses griffes...

Certains attendaient une réponse vigoureuse du dangereux fumiste au sujet du retournement de Pierre-Marc Johnson. C'est fait. Est-ce vigoureux ? À vous de juger...

« Je veux aujourd'hui dire publiquement, devant vous tous, mon désaccord profond sur le fond avec M. Johnson. Non seulement parce qu'il appuie un candidat qui, prétend il serait capable de ramener de l'harmonie, alors qu'il se présente pour un parti qui a semé le désordre social comme peut de gouvernement l'ont fait. Mais surtout parce que M. Johnson oublie dans l'équation l'élément le plus fondamental qui est celui d'une représentation plus importante des gens des communautés culturelles à l'Assemblée nationale. »

Si le candidat Libéral dans Outremont n'a pas chié dans ses culottes après cette sortie de Boisclair, c'est qu'il est vraiment très courageux !

Ces propos de Boisclair sont tellement "percutants", qu'ils ne sont disponibles que sur le site de Radio-Canada pour le moment.

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

Réaction: Cette affirmation de Boisclair concernant l'importance des communautés culturelles en réponse à l'attitude pour le moins dérangeante de l'ancien chef du PQ, sent l’opportunisme à plein nez. Quelqu’un peut-il lui demander comment il se fait que lorsque est venu le temps de lui trouver un successeur dans son comté, il n’a rien fait pour appuyer une candidate de valeur, Dominique Ollivier, d’origine haïtienne, et qu’il a mis tout son poids pour appuyer son clone, Nicholas Girard? (Diane G.)

lundi, novembre 28, 2005

L’inutile élection

Non seulement je suis complètement d'accord avec les propos que vous lirez dans ce billet, mais je suis même un peu jaloux. J'aurais voulu l'écrire ce texte... (G.V.)

Le gouvernement minoritaire de Paul Martin tombera dans quelques heures. L’Opposition n’en peut plus d’attendre. Dix-sept mois après l’élection du mois de juin 2004, les électeurs seront conviés aux urnes pour élire un nouveau Parlement, et cela en pleine saison hivernale.

Comme les sondages sont assez fiables habituellement, il est à parier que les libéraux seront à nouveau réélus. Minoritaires sans doute. Peut-être majoritaires, avec une opposition dispersée à travers le pays. Les Conservateurs conservant l’Ouest. Les néo-démocrates prenant quelques sièges en Ontario et en Colombie-Britannique. Les bloquistes raflant une autre fois le Québec, en se donnant «le vrai pouvoir» (slogan de 1993), tout en restant dans l’Opposition éternellement. Les Québécois forment bien une société distincte. Ils sont les seuls dans l’histoire politique du monde à élire des députés qui font comme profession de foi électorale de rester dans l’Opposition en ne voulant jamais prendre le pouvoir. On vote habituellement pour changer les choses. En votant bloquiste, on vote pour le statut quo, le «chialage» perpétuel.

Cette élection est tout à fait inutile. Plus de 250 millions dépensés dans le vide. Les contribuables ont déjà payé largement le scandale des commandites. Ils ont payé un montant supérieur aux commandites, en frais d’avocats, pour savoir si c’était bien vrai que le dit scandale avait eu lieu. Et ils en paieront davantage pour punir ceux qui les ont faits, particulièrement au Québec, où la situation sera évoquée une deuxième fois en campagne électorale. Cette double évocation (juin 2004 et novembre 2005) permettra la ré-élection du Bloc québécois. Pas loin d’un milliard de dollars tirés de nos poches pour dire et se faire redire ce qu’on savait déjà. Les libéraux ont mal agi avec nos impôts. Les bloquistes se sont faits élire en 2004 et se feront réélire en 2006 en dénonçant la situation. C’est l’absurdité au carré!

Le scandale des commandites alimentera les conversations autour de la dinde et de la bûche de Noël. Les convives devraient discuter aussi d’un scandale tout aussi navrant, à savoir la présence des bloquistes dans ce Parlement. Ils devaient être là uniquement pour préparer le référendum de 1995. Douze ans plus tard, certains se préparent à un quatrième mandat dans un Parlement où, éventuellement, ils ne voudraient plus siéger. L’affaire est payante, pourquoi pas en profiter! Et qu’on ne vienne pas me dire que les bloquistes sont là pour aider la cause de l’indépendance. En 2003, ils étaient là et le P.Q. a obtenu un score inégalé de 33% de l’électorat.

Le salaire moyen de ces députés, depuis dix ans, a été de 120,000.00$. Si on fait une moyenne de 45 députés durant les trois mandats, on peut dire que les contribuables canadiens ont versé à ces personnes qui veulent détruire «leur pays», environ 65 millions en salaires. Et je ne parle pas des pensions que ces personnes, bien intentionnées, iront chercher lorsqu’elles auront quitté le Parlement dans lequel ils siègent, si l’indépendance ne se fait pas.

Je trouve cela tout aussi immoral que l’immoralité des commandites. Quand on ne croit pas à une réalité, on ne reste pas à l’intérieur de celle-ci pour la détruire et en tirer les gros bénéfices. René Lévesque était contre cette forme d’exploitation du système, et avec raison. Je suis toujours du côté du grand disparu.

Nestor Turcotte
L’auteur habite Matane

Que sont les amis devenus ?

Monsieur Vandal,

Dans un premier temps, permettez-moi de vous dire que je me régale de votre blogue. (n.d.l.r. Merci !)

J'y ai depuis quelques temps mes habitudes quotidiennes.

Je voulais revenir sur le sujet de "Qui tient les ficelles...". Avant la consécration du nouveau chef, nous avons appris que Daniel Audet était un conseiller important. Pourtant depuis la consécration, son nom n'a jamais plus été nommé.

Je serais très curieuse de connaître son rôle aujourd'hui. Ma curiosité s'est amplifiée en prenant connaissance des propos "nuancés" d'André Boisclair sur le système de santé ou à tout le moins, sur la clause dérogatoire.

Nous pouvons présumer que Daniel Audet, par son rôle d'administrateur, appuie les études de son organisme, l'IEDM. A partir de ce principe, pouvons-nous nous questionner quant à la possibilité qu'il ait pu conseiller à André Boisclair de prendre sérieusement connaissance des publications suivantes ?

Pour ce qui est des territoires indiens du Québec, je m'informe à ce sujet.

Toutefois, mon intérêt premier demeure, les conseillers, ces éminences grises non élus. D'ailleurs, j'aimerais bien connaître le nom du bureau de Toronto où une job attendait André Boisclair. Qui pouvait être ces dirigeants prêts à recevoir un "supposément" souverainiste rassembleur et passionné?

Moi, simple citoyenne non militante, me voilà à en faire une obsession de ce nouveau chef.

Francine Trudeau

P.S. Boisclair devait en principe travailler pour cette entreprise. Plus de détails ici... Comme je ne maîtrise pas tout à fait la langue anglaise, j'ai un peu de difficulté à comprendre ce que fait cette firme qui voulait embaucher le dangereux fumiste. (G.V.)

dimanche, novembre 27, 2005

Montréaliser le rêve ? Pas si les métis ont leur mot à dire !

(G.V.)Je ne connaissais pas Russel Bouchard avant de l'avoir lu cette semaine sur Vigile. Et plus je le lis, plus il m'intéresse. Cette semaine dans ce blogue, j'ai mis le lien d'un de ses textes. Il disait clairement... Il faut voir les choses telles qu’elles sont : dans la réalité des faits, l’opposition péquiste est en train de… défendre la souveraineté du fédéral sur les territoires indiens du Québec !!!

Et aujourd'hui, il récidive...
***
Lettre aux Canadiens français et aux Métis : Les nationalistes québécois piégés par leur doctrine new age.

Le Québec n'aura jamais été aussi près du « pays », clament en coeur les nationalistes. Qu'ils commencent à comprendre qu'ils sont plutôt en train de manquer leur troisième et dernier rendez-vous avec l'Histoire. Car sans les Métis, foi de Métis, ce Pays ne se fera pas. Ceux qui ont pris l'habitude de parcourir les forums du journal le Québécois en l'absence de Vigile l'auront inévitablement remarqué, les Métis ont eu la cote au cours de la semaine du 20 novembre. À la lueur de ce qui a été âprement débattu, il est, notamment, ressorti une constance : les nationalistes québécois ont perdu tout contact avec la réalité présente, une réalité humaine, sociale et identitaire qui s'est fondamentalement modifiée depuis la dernière défaite référendaire.

Exit les Canadiens français !

Refuser de voir la réalité en face ne l'élimine pas pour autant, une réalité qu'ils n'ont pas l'heur de comprendre. Des slogans ! Rien que des slogans.! Voilà quand les idées font défaut, quand on a perdu de vue la raison première qui a initié la lutte, quand on a perdu l'idée de ce qu'est un vrai pays. Aucune vision de la réalité. Deux mondes irréconciliables s'affrontent. Pendant qu'ils (les nationalistes québécois) s'appliquent à sculpter leur discours pour tâcher de rallier les derniers arrivants, ils ont oublié, qu'au-dessous de tout ça, il y a toujours le Québec, le Québec profond, celui des fondateurs, bougeant comme un volcan qui en appelle à son heure. Autrement dit, les lois des hommes et leurs espoirs ne voient pas qu'ils vont se heurter tantôt à la puissance des lois naturelles et à la mémoire : décroissance démographique meurtrière, vidange des régions du Québec au profit de Montréal, appauvrissement des économies régionales tiersmondisées au profit de Montréal, réveil des ethnies fondatrices, etc.
Depuis le fameux « vote ethnique » de M. Parizeau, les Nationalistes québécois se sont tellement préoccupés de se soulager de cette épine, qu'ils ont entrepris de séduire les nouveaux arrivants, essentiellement regroupés dans le périmètre de Montréal. Pendant que certains parlaient de la « nation civique » et que d'autres leur recommandaient de « jeter les souches canadiennes-françaises au feu de la St-Jean-Baptiste » (une infâmie !), ils se sont mis à définir la nation québécoise comme une nation totalement neuve (le syndrome du Nouveau-Monde, toujours reprendre à zéro, faire table rase de ce qui peut nous rappeler ce que nous sommes, le new age idéologique) ; une nation qui ne peut être désormais que « civique », « inclusive » et « Franco-québécoise » ; une nation où l'identité ethnique ne devait plus être un considérant. Pour montrer qu'ils n'étaient pas racistes, ils ont donc ouvert leurs bras au Haïtiens, ce qui est fort bien ; ils ont dit aux Musulmans nous respectons ce que vous êtes, ce qui est encore louable ; et ils ont dit à tous ces gens venus d'ailleurs, nous sommes tous égaux sous le drapeau que nous vous offrons.

« Les Saguenéens doivent aussi s'intégrer aux nouveaux arrivants », titre le journal régional « Le Réveil », de ce dimanche, 27 novembre 2005 : S'intégrer aux nouveau arrivants !!! Voilà le résultat de la « nation civique » « franco-québécoise » ! Voilà le résultat de nos abandons ! Voilà ce qu'on a fait de nous ! Dans ce pays que nous proposent les nationalistes new age, on peut être de la communauté haïtienne, irlandaise, juive, italienne ou autre. On peut se dire de l'Association Africo-Américaine et se promouvoir dans des associations asiatiques voire russes, ce dont je m'accommode fort bien du reste. On peut même obtenir une médaille pour se déclarer de l'archiconfrérie des collectionneurs de poignées de portes ! Mais, en aucune façon, on peut se réclamer des communautés canadienne-française et métisse, celles qui ont combattu le fusil à la main, souffert, peiné, trimé, déssouché cette forêt pour y faire pousser une âme, fleurir un pays. Le monde à l'envers !...

La mémoire annihilée !!

Pendant qu'ils se sont employés ainsi à façonner leur discours pour rallier toutes les minorités visibles et invisibles de ce pays en devenir, ces minorités qui, il faut le répéter, se retrouvent essentiellement dans le pôle urbain de Montréal ; pendant qu'ils se sont occupé de construire le pays «civique et franco-québécois», ils ont éliminé de tous leurs discours les Canadiens français et les Métis des régions, des collectivités ethno-culturelles qui ne faisant pas parler d'elles pour une raison et pour une autre (toujours la majorité de la population québécoise). Ils ont cassé les socles de leurs héros (Hémon, Groulx, Savard, la liste est sans fin) pour mieux trafiquer la mémoire collective ; ils ont dénaturé l'histoire ; et ils ont complètement détraqué de l'objet premier de leur lutte, qui était jusqu'alors celle de la « survivance » canadienne-française. Et pour être bien certains que le cadavre de la « race » (sic) n'allait jamais sortir de terre pour venir les hanter, ils se sont appliqués à décomposer la population vivant en sol québécois en deux entités totalement distinctes et homogènes : les Franco-québécois et les Indiens qu'ils ont confondus dans le tout autochtone, ce qui, en plus d'être une totale négation de la diversité ethno-culturelle du tout Québec, est une négation de l'existence de tous les autres qui n'entrent pas dans ce cadre : nommons les Métis, les Canadiens français, les Acadiens et les Néo-Écossais, des entités collectives qui, curieusement se regroupent plus spécifiquement dans les « régions ressources » (sic) du Québec, l'entrepôt à matières premières du Québec (aussi bien dire de Montréal). Le dictionnaire n'a qu'un mot pour expliquer ce programme : un Génocide ethno-culturel. Et ce sont d'abord les nationalistes québécois qui l'ont programmé, mis en place et déployés... avec l'aide d'Ottawa qui n'en demandait pas tant.

Pour officialiser ce programme, les élites nationalistes et les chefs ont concocté un plan, qui se résume à une série de traités officiels favorisés par la Constitution canadienne et la jurisprudence de la Cour suprême du Canada, où on s'entend sur le partage du territoire et de ses ressources. Or, dans ce traité qu'on se prépare à signer avec les Ilnutsh (l'Approche commune), il est question d'Indiens (confondus dans les seuls autochtones – à peine 1% de la population), de Franco-Québécois (tout ce qui n'est pas Indien) et de... « Tiers », c'est-à-dire 98% de la population de ces régions, ce que les Indiens appellent des « Riens », des sans-noms, des errants, des sans patrie, une singulière population dont la très très grande majorité est formée de Canadiens français et de Métis, avec un grand «M».

Le réveil des Métis !!!

L'article 35 de la Constitution canadienne définit ce que sont les peuples autochones : notamment, les Métis, les Indiens et les Inuits, ce qui ouvre la porte aux Canadiens français, aux Acadiens et aux Néo-Écosais. Entendons maintenant que, selon ces règles constitutionnelles et jurisprudentielles, les Métis sont ces gens dont les origines ethniques relèvent, a fortiori, du mélange de l'Indien et de l'Euro-canadien, entendons qu'ils ont également une culture spécifique (ni indienne ni euro-canadienne), et qu'ils sont regroupés dans une communauté qui a ses règles, son code et ses coutumes.

Pour votre gouverne, les communautés métisses officielles au Québec se sont remises en route dans le milieu des années soixante, après avoir été persécutées pendant 150 ans par le Canada. Comme l'ours noir enfermé dans sa ouache pour l'hiver, elle se sont réveillées à ce nouveau printemps de leur histoire dans le dégel du Québec, et, depuis, elles n'ont cessé de reprendre du poil de la bête. Depuis 2003, depuis que la Cour suprême du Canada a statué en notre faveur dans l'affaire Powley (qui impliquait des Métis de l'Ontario), les Métis de tout le Canada ont vu leur code d'appartenance constitutionnel (inclus dans l'article 35) officiellement activé. Une date historique. Par ce revers que nous attendions tous avec beaucoup d'impatience, les gens se sont mis à ne plus avoir honte de leur identité, la fierté s'y est mise et la liste des demandes d'adhésion ne cesse de s'allonger depuis. Et, aujourd'hui, nous entendons faire comprendre aux Québécois, comme aux Canadiens et comme aux autres, que nous sommes un peuple avec tout ce que cela implique, que nous ne voulons faire de mal à personne, que nos traditions sont pacifiques et que nous méritons d'être respectés pour ce que nous sommes. Des MÉTIS !

Conclusion, en ayant essayé d'éliminer les peuples fondateurs du Québec pour un bien vague projet national complètement dénaturé, en niant notre existence dans l'Approche commune, on a contraint ces peuples à se reprendre en main (Canadiens français et Métis) et on a actionné des maîtres ressorts dont personne n'a de contrôle. Finalité de l'histoire, un Traité avec les Ilnutsh, le Québec et le Canada, pourquoi pas vu que nous y sommes (même que nous le souhaitons) ; un pays indépendant, encore là l'affaire n'est pas impossible. Mais qu'on se le dise tant à Québec, Montréal et Ottawa, rien ne se fera plus sans NOUS !...

Russel Bouchard
Métis et historien
Le Fils de l'Étoile du Matin
Chicoutimi
27 novembre 2005

P.S. Pour qui voudrait en savoir plus sur Russel Bouchard, je vous invite à lire le sujet Péquistan qu'il a initié dans le forum du Québécois. C'est très long à lire mais l'effort en vaut la peine, car ce monsieur Bouchard est très articulé et il connait son sujet.

De quel contrat M. Boisclair ?

Josée Legault, chroniqueuse dans le journal The Gazette a titillé ma curiosité vendredi midi à l'émission de Benoit Dutrisac. Elle parlait de quelque chose que le dangereux fumiste aurait dit à l'émission Les coulisses du pouvoir...

J'ai bien lu le texte de Josée Legault sur Vigile, mais ma compréhension de l'anglais étant limité, je n'arrivais pas à comprendre complètement ce qu'elle écrivait. Je viens de ré-écouter Les coulisses du pouvoir du 20 novembre et là, je comprend mieux.

C'est à la première question de l'entrevue. Le journaliste demande à Boisclair... Est-ce que les Canadiens ont raison d'avoir peur de vous ? Boisclair patine un peu comme d'habitude, mais il finit par dire...

« Je pense aussi que ce sera dans les intérêts des Canadiens de s'asseoir à table avec nous pour négocier ce qui se passera après un référendum sur la souveraineté. L'idée c'est de revoir notre contrat d'association, mais il n'y a aucun mépris, aucune méfiance à l'endroit des Canadiens anglais. »

Je ne sais pas quel chemin fera cette autre "paraphrase" de Boisclair, mais ça mérite des explications supplémentaires, je pense. Pour le moment, la discussion est ouverte sur le forum du Conseil de la souverainété.

On accuse ceux qui osent critiquer le PQ, de faire le jeu des adversaires, de diviser le vote. Pourtant, si ce parti politique était honnête avec tous ses militants, ça fait longtemps que le débat sur l'indépendance du Québec serait terminé.

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

P.S. En cherchant sur le sujet, j'ai fait une intéressante découverte. Un mini dossier, gracieuseté de Vigile, sur le passage de Josée Legault au Parti Québécois...

Avril 2001, M. Landry a indiqué mardi qu'elle sera pour lui ce que Jean-Fançois Lisée était à Lucien Bouchard.

samedi, novembre 26, 2005

Faits divers: Un escroc fait la manchette !

La scène politique québécoise s'est légèrement agitée hier avec la sortie de Pierre-Marc Johnson. Cet homme qui a toujours eu des convictions malléables, a prouvé avec sa sortie qu'il ne faisait que se ranger du côté où était ses intérêts...

Avoir des convictions en politique, si ça sert la société, c'est souhaitable. Quand Johnson dit que le débat est rendu ailleurs, c'est peut-être que ses convictions personnelles lui dictent qu'il y a encore une petite fortune à faire avec le fédéral.

Parce que si on se fie au lien suivant, c'est payant pour Johnson de contracter avec le gouvernement du Canada...

Nom du vendeur : Pierre Marc Johnson
Numéro de référence : NRT-2005008
Date du contrat : 2005-04-14
Devis descriptif : 0491 - Services de conseillers en gestion
Durée du contrat : 2005-04-14 au 2005-05-20
Date de livraison :
Valeur du contrat : 24 931,00$
Commentaires : Contrat visant la production d’un document de 10 à 15 pages sur une proposition de cadre pour l’évaluation des intérêts nationaux du Canada relativement au changement climatique
.

24 931,00$ pour un document de 10 à 15 pages, c'est assez bien payé merci.

En continuant ma recherche sur le pire escroc à avoir dirigé le PQ, j'ai découvert un lien relativement pertinent. Les PPP (Partenariat public-privé) font aussi parties de ses centres d'intérêts. L'Institut Canadien a organisé un forum au début de cette année... Forum québécois sur les Partenariats public-privé.

Et le président de la première journée de ce forum n'était nul autre, que celui qui nous a dit hier que ce n'était pas le temps de faire un autre référendum. C'est clair que les intérêts du gus sont contraires aux "perturbations" que pourrait causer l'indépendance du Québec. Il ne doit pas avoir encore assez d'argent en réserve, pour s'assurer une retraite dorée !

Sachant que je reparlerais de Johnson dans ce blogue, un lecteur m'a envoyé un commentaire que j'endosse entièrement...

« Quand on voit que Bachand est soutenu par Johnson, Johnson pour qui Bouchard, père politique de Boisclair, avait une grande admiration, Johnson avec qui on rapporte que Landry s'entretenait régulièrement jusqu'à sa démission en juin dernier, disons que ça suscite de troublantes questions. Il ne s'agit pas de tomber dans l'amalgame, bien sûr. Mais, en politique, d'habitude, qui s'assemble... se ressemble !

En tant qu'indépendantiste, j'ai de plus en plus de mal à me défaire de l'impression d'être roulé, royalement roulé par tous ces dirigeants en qui on voudrait que j'aie confiance. Puissent les jours, les mois, les années à venir me donner tort ! Mais je crains plutôt que mon impression se renforce... »

J'ai absolument la même impression que ce lecteur... et c'est pour ça que je continue ce blogue. On aura beau dire qu'en ce faisant je fais le jeu des adversaires, ça ne m'atteint pas. Je veux vraiment l'indépendance du Québec. Et je pense que les adversaires de ce projet ne sont pas uniquement ceux que l'on croit.

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

vendredi, novembre 25, 2005

À suivre de près !

Il était prévisible que ce blogue connaîtrait un ralentissement. Boisclair n'aime pas assez les médias pour les convoquer à tous les jours...

Il y a 76 % des membres du PQ qui ont voté le 15 novembre. Ça veut dire près de 35 000 membres qui n'ont pas voté. C'est assez surprenant, considérant que les voteurs n'avaient pas à se déplacer. Ce serait intéressant que les résultats détaillés soient publiés sur le site du PQ. On pourrait essayer de comprendre qu'est-ce qui s'est passé...

En attendant, j'ai deux textes à vous proposer ce matin, gracieuseté de Vigile. Le premier a été publié le 18 novembre. L'auteur donne son avis sur la course que les dirigeants péquistes ont imposé à leurs membres...

« À les observer lors des combats de «coq», excusez moi, lors des débats organisés par le PQ, dirigés d'une main dictatoriale par Mme Marcoux, on se serait cru à un cours d'art oratoire organisé par une école, peut-être une école secondaire, mais certainement pas de niveau universitaire. (...) Lorsqu'au début des années 60 , avec des milliers d'autres, je me suis joint au RIN, puis au PQ, on n’aurait jamais osé se présenter, même au micro, encore moins à un poste de dirigeant, avec si peu de bagages intellectuels et sociaux. »

Le deuxième texte est un peu troublant. L'auteur fait référence à deux articles parus dans le Journal de Québec, que je n'ai pas lu. De plus, je ne connais pas le dossier. Si vous lecteurs, en savez plus que moi sur le sujet, exprimez-vous...

« Dites-moi que je rêve ! Ce cauchemar me devient insupportable. Il faut voir les choses telles qu’elles sont : dans la réalité des faits, l’opposition péquiste est en train de… défendre la souveraineté du fédéral sur les territoires indiens du Québec !!! »

Et toujours sur Vigile, Pierre Daviau lance un appel aux vrais indépendantistes...

C'est tout ce que j'ai à proposer pour le moment.

À venir... Un rejet appuie un vire-capot.

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

mercredi, novembre 23, 2005

Qui tient les ficelles du chef ?

Pour devenir chef du PQ, Boisclair n'a pas eu besoin d'émettre aucunes idées précises. Durant la tournée des médias qui a suivi son accession au trône, il a mis tous les journalistes dans sa poche en ne répondant pas clairement aux questions et en disant que le débat était ailleurs...

Ça ne pouvait pas durer éternellement.

« Le premier accrochage entre le chef du Parti québécois, André Boisclair, et son aile parlementaire survient au sujet de la clause dérogatoire, quant à la pertinence ou non de l'invoquer pour exclure le privé du système de santé. La position défendue depuis le mois de juin par l'opposition officielle à ce propos diverge totalement de celle prônée mardi par le nouveau chef du parti.

M. Boisclair tient des propos très nuancés à ce sujet, alors que l'opposition officielle a adopté une position catégorique en faveur du recours à cette clause, au cours des derniers mois. Selon lui, le recours à la clause devrait tout au plus faire partie du débat, être envisagée, sans constituer la seule et unique réponse au jugement de la Cour suprême du Canada.

"La clause dérogatoire si nécessaire, mais pas nécessairement", a déclaré M. Boisclair, lors d'une conférence de presse, mardi, en se disant contre un "système à deux vitesses" (Source)

Il y en aura d'autres divergences d'opinions entre les membres du PQ et ce dangereux fumiste. Il y en aura d'autres parce qu'on ne sait rien de ses véritables intentions. Les journalistes ont bien essayé dans les derniers mois, mais il n'y a rien à faire, ils ont frappé un mur.

Sauf que maintenant qu'il est chef, il n'aura pas le choix de prendre des décisions. Je suis convaincu depuis le début de ce blogue, que Boisclair est une copie conforme de Charest, Dumont... et Landry. C'est louche de se dire contre un système de santé à deux vitesses, alors qu'il faudrait être aveugle pour ne pas voir que c'est le cas présentement.

On ne peut pas lui poser de question le Boisclair car il n'est jamais clair. Et c'est franchement frustrant. Il n'y a que dans ses actions des prochains mois que nous pourrons savoir à quoi nous attendre. Et ses "actions" dans les derniers mois n'ayant pas été des plus géniales, (Choix de conseillers pendant la course, choix de stratégie de communication... toujours pendant cette course.) on doit garder l'oeil ouvert.

On dit n'importe quoi dans les médias présentement. Boisclair amène un vent de jeunesse, il fait peur à ses adversaires, les membres se sont ralliés...

C'est la normale «lune de miel». Ça ne durera pas !

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

P.S. J'écoute présentement un reportage à RDI au sujet des nouveaux conseillers de Boisclair. On tente encore de nous faire croire au vent de jeunesse. Sauf que...

Radio-Canada a appris que l'équipe rapprochée du nouveau chef du Parti québécois, André Boisclair, sera dirigée par deux anciennes proches collaboratrices de Bernard Landry et de ministres tels Guy Julien, Jacques Baril et Guy Chevrette.

Il est où le "souffle de jeunesse" ? Si j'étais méchant, je dirais que ça ressemble à des cadeaux pour service rendu. Et comme je le suis, j'ajouterai cette question... Qui dirige le PQ ? Boisclair ou Landry ?

mardi, novembre 22, 2005

Crois ou meurs !

Certains diront que le dangereux fumiste a raison...

« André Boisclair compte imposer aux élus péquistes «une discipline de fer» comme le fait le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe à Ottawa, c’est-à-dire une «tolérance zéro» envers la dissidence sur la place publique. »

Moi, ça me dérange un peu.

Si la dissidence ne peut pas être publique, ça veut dire qu'il ne peut y avoir dissidence. Les députés devront suivre aveuglément le nouveau "cheuf" sinon, par ici la sortie. Celui qui osera rouspèter en privée risque de connaître rapidement le syndrome "Pierre Paradis", si vous voyez ce que je veux dire.

Le problème avec le PQ, c'est qu'il défend en même temps un programme et un projet de société. Sauf que le Québec n'étant pas encore indépendant, Boisclair aura une province à gouverner avant. Et il est là le hic. Même s'il fait semblant de vénérer le programme du PQ, on a l'impression qu'avec Boisclair, c'est plutôt une gestion à la sauce Dumont qui nous sera servie.

Changement de sujet...

On sait que le valet rampant n'a pas beaucoup de chance de faire élire des candidats au Québec lors de la prochaine élection fédérale. Si son parti devient majoritaire, ça se fera sur le dos du Québec. Et en fin de semaine, Boisclair a donné une arme à ces voleurs en disant qu'il ne respectera pas la loi sur la clarté.

Ça ne marchera pas au Québec, mais ça risque de faire du chemin au Canada anglais !

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

lundi, novembre 21, 2005

Suivre aveuglément ? Non !

Le nouveau chef du PQ a fait sa tournée des médias la semaine passée. Si les journalistes qui l'ont interrogé ne sont pas déja découragés, ils vont le devenir très bientôt...

Je suis content d’avoir réussi à trouver les mots justes depuis une semaine pour rallier tout le monde. (A.B.)

J'ai énormément de difficulté à croire qu'on peut gagner une campagne électorale avec un discours aussi vide que celui de Boisclair. J'ai l'impression qu'il y a un peu de manipulation dans tout ça. Une chose est sûre, Boisclair a mis les journalistes dans sa poche. Dominique Poirier avait l'air vraiment découragée à la fin de l'entrevue au Point.

Les partisans de Boisclair volent tellement haut présentement, qu'ils ne parlent que de référendum gagnant et de souveraineté. Exactement comme une nouvelle histoire d'amour, exactement comme le "nuage rose" que ceux qui cessent de consommer vivent au début de leur abstinence.

Sauf qu'il y a des élections à gagner avant et ça, c'est loin d'être chose faite. Si les journalistes ne peuvent pas dire directement à Boisclair que son discours est vide, ses adversaires ne se gêneront surtout pas. Si Boisclair persiste dans cette voie, le PLQ, l'ADQ et l'UFP/OC n'en feront qu'une bouchée.

Ce n'est pas vrai qu'on peut vendre n'importe quoi aux Québécois. Si c'est le cas, c'est que les firmes de relations publiques ont trouvé de nouveaux trucs. Le mot qui est revenu le plus souvent dans cette course à la chefferie est probablement sondage. Tous les sondages publiés ont été favorables à Boisclair, et ses partisans ont abondamment utilisé cet argument.

Il faudrait juste ne pas oublier que les sondages ont déja donné un gouvernement majoritaire à Mario Dumont quelques mois avant l'élection de 2003.

On se rappelle la suite !

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

dimanche, novembre 20, 2005

Indépendantiste, oui. Boisclairiste, non !

Il y a eu beaucoup de réaction suite à la victoire de Boisclair et pas que des positives évidemment...

« Il y a ceux qui ont triomphé dans le bruit et la lumière et il y a ceux qui ont triomphé dans l'ombre. André Boisclair était sur scène, dans la lumière, livrant un discours ampoulé et pompeux qui aurait pu être lu par un des comédiens qui avaient été chargés de lire des discours des anciens chefs plus tôt dans la soirée. Le comédien y aurait mis plus de coeur que le nouveau chef qui avait choisi d'«exécuter» un texte bourré de clichés et de belles phrases. »

« Dans l'ombre il y avait les anciens, les Marc-André Bédard dont les deux fils étaient les organisateurs principaux de Boisclair et aussi Yves Duhaime, deux hommes qui, même de l'extérieur, s'arrangent toujours pour être du côté du pouvoir. Ils tiennent les ficelles depuis si longtemps qu'André Boisclair sait déja qu'il ne pourra se passer d'eux. Ils tiennent la laisse de Boisclair. » (J. de Mtl, 17 novembre)

J'ai trouvé ce commentaire de Lise Payette assez songé pour le reproduire ici. Quand elle écrit que le discours de Boisclair le soir de sa victoire, était bourré de clichés et de belle phrases, je suis parfaitement d'accord. Et je ne doute pas non plus de ce qu'elle dit de Bédard et Duhaime.

On se rappellera que les Bédard et Duhaime ont fait une sortie pour appuyer leur favori juste un peu avant le vote !

C'est la lune de miel présentement pour les partisans de Boisclair. Il est beau, il parait calme, il parle de souveraineté... exactement comme le ferait un candidat "clef en main". Les médias et les libéraux vont le laisser tranquille dans les prochains mois. Il ne veut pas être au coeur de l'action (Assemblée nationale), il aime mieux prêcher la bonne parole.

Sauf que cette lune de miel ne durera pas. Le vent se vend difficilement au Québec. Les Québécois ne sont pas dupes.

J'ai eu l'impression en consultant les médias depuis le 16 novembre, qu'il n'était pas politiquement correcte de continuer de critiquer ce dangereux fumiste.

Ça ne me touche pas, je n'ai jamais été politiquement correcte !

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

samedi, novembre 19, 2005

Langue de... bois-Clair

Le nouveau chef du P.Q. continue à faire les gorges chaudes des médias. Les commentateurs sont unanimes pour dire que le «Kennedy du nord», comme l’appelle Claude Charron, prête aisément flanc à la critique.

On lui reproche, tout particulièrement, de parler trop vite, d’assommer son auditoire avec un déluge de mots, de pratiquer la langue de bois. Les réseaux de télévision ne manquent pas d’attaquer le nouveau chef du P.Q. sur son passé relié à la cocaïne. L’émission, fort écoutée, This hour has 22 minutes» diffusée sur le réseau CBC, vendredi le 18 novembre dernier, le dépeint comme un mégalomane, enfariné jusqu’aux yeux, bazooka en mains, chassant ceux qui menacent son intégrité. Belle image du futur président de la République! Qu'est-ce qu'on doit dire de nous dans la presse étrangère?

Utiliser la langue de bois, c'est camoufler la vérité par le « politiquement correct ». André Bloisclair est un spécialiste dans le domaine. Il parle, parle, parle et en bout de piste, on ne sait toujours pas ce qu’il a dit ou ce qu’il a voulu nous dire. Sa pensée est fondue dans un ensemble de clichés, d’expressions à la mode, de vocabulaire imprécis. C’est l’homme du prêt à porter, comme du prêt à jeter. La réponse à donner à la question posée est toujours prête, et même, commence à se formuler, avant même que la question soit terminée. C’est l’homme cassette, le politicien clip, l’image pré-fabriquée, le cliché bouche-trou. Il est du style vaporeux, éthéré, caméléon, couleuvre vous glissant entre les mains, insaisissable, venu de nulle part et allant dans toutes les directions.

Et dire que c’est cet homme qui veut mener le Québec à l’indépendance nationale. Ai-je le droit de ne pas utiliser la langue de bois et de croire qu’il ne pourra pas résister longtemps à ceux qui lui demanderont des précisions sur sa vision des choses? On s’ennuie d’un homme au langage direct, - sans langue bois - que fut Jacques Parizeau.

Mais les Québécois n’aiment pas ce genre de politicien. Ils préfèrent coucher avec leurs émotions du moment plutôt que la dure réalité des faits. Et pourtant, on ne bâtit pas un pays avec une avalanche des mots creux. Le nouveau chef devra bien, dans un avenir rapproché, dire à la population, en termes précis, comment il veut réaliser son projet. De toute urgence, ses conseillers doivent le calmer, lui apprendre à utiliser les mots cimentés dans la rigueur et la précision.

Pour le moment, c’est langue de bois-Clair et... je ne peux pas m’en satisfaire.

Nestor Turcotte
Matane.

Le nouveau chef du PQ semble aussi déterminé à ne rien dire de substantiel que l'était le candidat à la succession de Bernard Landry. À vrai dire, c'était encore pire que tout ce qu'on a entendu au cours des cinq derniers mois. La collègue Dominique Poirier était visiblement exaspérée de le voir esquiver systématiquement chacune des questions qu'elle lui posait. Il donnait même l'impression de lui rire au nez.

Michel David, Le Devoir via Vigile

Petits potins, petites vedettes !

L'animateur de La part des chose a eu ce commentaire très judicieux pour commenter la "game" qu'il a animé mardi soir passé...

Bernard Drainville se dit satisfait du déroulement de la soirée. «On avait un bon rythme. La puck se passait bien entre la table d'analyse et les reporters sur le terrain».

Au Centre Bell aussi ce soir là, la puck se passait bien. Le Canadien à gagné en prolongation, grâce à un but de Saku Koivu !

Potin suivant...

« Le réseau TVA confirme toutefois qu'il négocie présentement avec Bernard Landry pour l'ajouter à sa liste de collaborateurs de LCN et Argent, mais «pas pour l'antenne principale», précise Nicole Tardif. L'entente ne serait pas encore officialisée. »

Nathalie Elgrably, Joseph Facal, Sheila Copp... et maintenant Bernard Landry. Manifestement, ça tourne à droite chez Quebecor Média !

Guy Vandal
Qu'on se le dise !

vendredi, novembre 18, 2005

Encore un "bon" show M. Mongrain, mais...

J'ai fait quelque chose hier que je n'avais jamais fait auparavant, écrire à TQS. Je n'ai jamais écrit aux autres réseaux non plus, mais ça, c'est une autre histoire. Je n'avais pas beaucoup d'espoir que Jean-Luc mentionne mon commentaire dans son show. Non mais, le spectacle hier était important, il portait sur l'affaire Cloutier et ses dérivés commerciaux...

Hier, en parlant du lien entre un conseiller d'André Boisclair et l'IEDM, Luc Potvin demandait: Pourquoi diable les médias n'en ont-ils pas parlé avant aujourd'hui ?

Et bien moi ce matin, j'ai le goût de demander: Pourquoi cette information, parue dans le Globe and Mail, est passée complètement inaperçue dans nos médias francophones ?

Ce n'est pas normal qu'une information, très importante à mon avis, ne paraisse que dans les médias anglophones. Surtout quand elle nous concerne.

Voici donc le commentaire que j'ai envoyé au show de Jean-Luc à 17h02...

Bonjour,

Mon opinion ne concerne pas l'affaire Cloutier...

Ne trouvez vous pas curieux cette nouvelle nous apprenant qu'un conseiller d'André Boisclair, Daniel Audet, soit administrateur à l'IEDM (Institut économique de Montréal) ?

Ce qui est encore plus curieux, c'est que cette nouvelle ne soit parue que dans un journal anglophone !!!

Est-ce qu'il y a des choses que les francophones ne doivent pas savoir ?

Je trouve inacceptable que cette information n'ait pas été reprise par les médias francophones. Pendant qu'on dit aux anglophones que le futur chef du PQ a comme conseiller un administrateur de l'IEDM, nos médias eux, nous disent que les membres du PQ se sont choisi un chef de la "nouvelle génération", un chef qui incarne la "jeunesse" !!!

C'est une insulte à l'intelligence des Québécois. C'est une autre exemple qui démontre que les médias ne sont pas là pour nous informer, mais nous abrutir. Aujourd'hui, on nous gave de "p'tit Simard" à la Une dans tous les médias mais..., on nous cache encore cette nouvelle.

Donc ce matin, ma question est celle-ci: Quel sera le premier média francophone à publier la nouvelle parue dans le Globe and Mail mercredi, qui dit que Daniel Audet est administrateur de l'IEDM... en même temps que conseiller d' André Boisclair ?

Nous aussi, on a le droit de savoir !

Guy Vandal

P.S. J'ai espéré jusqu'à 18h30... mais Jean-Luc n'a rien dit à propos du commentaire que je lui ai envoyé. Pourtant, il a reçu ce même Boisclair dans son show hier, il aurait pu en profiter pour lui poser la question... Qui est Daniel Audet ? Mais non, Mongrain s'est plutôt contenté de questions insipides... pour que l'autre puisse continuer de patiner !

jeudi, novembre 17, 2005

Clef en main, transparence en moins ! (2)

Le texte qui vous est proposé par M. Potvin aujourd'hui, est extrèmement significatif pour qui n'est pas victime d'une passion démesurée pour ce dangereux fumiste qu'est le nouveau chef du PQ. L'Institut économique de Montréal est loin de ce qu'on appelle un organisme de bienfaisance. (G.V.)
***

Bonjour M. Vandal,

Quand on dit que Boisclair est un néolibéral, il s'en trouve pour nous accuser d'exagérer ou même de divaguer.

Or, avez-vous déjà entendu parler de l'Institut économique de Montréal (IEDM) ? Le maire actuel de Montréal, Gérald Tremblay, y a déjà joué un grand rôle. En fait, c'est ce qu'on appelle un «think-tank» de droite. C'est vraiment un institut néolibéral où l'on vénère non seulement Adam Smith mais aussi le grand manitou de l'école dite de Chicago, Milton Friedman lui-même, dont se réclamait fièrement à l'époque Margaret Thatcher et dont se réclame non moins fièrement aujourd'hui Monique Jérôme-Forget.

Or, avez-vous déjà entendu parler de certains membres de la direction de l'IEDM ? Il y en a onze. Adrien D. Pouliot, de la famille Pouliot autrefois propriétaire de CFCF, en est le président. Sur le site Internet de l'IEDM, on a la liste des onze avec leurs photos. Au troisième rang, juste au-dessus de Mme Hélène Desmarais, conjointe de Paul Desmarais fils lui-même, que voit-on ? Je vous le donne en mille : le nom et la binette de Daniel Audet, jusqu'à tout dernièrement du Cabinet de relations publiques National inc., désormais conseiller... d'André Boisclair !

Pas beau, ça ?

Voici le lien Internet menant à la liste des directeurs de l'IEDM sur le site de cet institut.

C'est un article du Globe & Mail repris aujourd'hui (16 novembre) sur Vigile qui m'a mis sur la piste. Le journaliste Rhéal Séguin y écrit ce qui suit : «Mr. Audet is a director of the right-wing think-tank, the Montreal Economic Institute, which has promoted higher university tuition fees, a parallel private health-care system and reducing the province's debt. ».

Après avoir lu ça, j'ai cherché le site de l'IEDM pour vérifier. Séguin disait vrai. Pourquoi diable les médias n'en ont-ils pas parlé avant aujourd'hui ?

L'IEDM, avec ses Pouliot, Desmarais et autres Carter, serait-il devenu un institut indépendantiste ? Tant mieux si c'est le cas ! Mais on peut-y avoir de gros, gros, gros doutes ?

Chose sûre, en tout cas, l'IEDM est toujours ultralibéral.

Charest, Dumont, Boisclair : plus que jamais, un vide immense est en train de se créer à gauche, et comme la nature a horreur du vide, eh bien on peut prédire que le futur parti de Mme Françoise David va commencer à le combler. Et aux dépens de quel autre parti, pensez-vous ? Pour la première fois, la gauche hors-PQ se donne pour chef une personnalité connue, articulée, réaliste et plutôt sympathique de prime abord. Et c'est ce moment-là que le PQ choisit pour dire à son aile sociale-démocrate d'aller jouer dans le trafic. Brillant !

Vraiment très brillant ! Avec des génies comme ceux-là, on n'a vraiment plus besoin d'imbéciles...

Luc Potvin

P.S.
Pour vous donner une petite idée de l'IEDM, sachez qu'il y a une nouvelle chroniqueuse depuis peu dans le Journal de Montréal, directement issue de cet institut. Je ne sais pas si vous avez lu quelques unes de ses chroniques, mais c'est la même, Nathalie Elgrably, qui a vigoureusement défendu le Manifeste des extra-lucides de Lechien Bouchard. Je ne suis pas certain que tous les membres du PQ ont voté en connaissance de cause le 15 novembre... (G.V.)

mercredi, novembre 16, 2005

Premières salves...

La prochaine campagne pourrait très bien être la plus sale de l'histoire du Québec. (Vincent Marissal)

16h00 La première conférence de presse du nouveau chef du PQ vient tout juste de commencer. J'ai hâte de voir comment il réagira à ces premières attaques des libéraux...

« Est-ce qu'un autre premier ministre pourrait nommer M. Boisclair ministre de la Sécurité publique, de la Justice, de l'Éducation ou de la Santé? La réponse est non. » (
Jacques Dupuis, vice-premier ministre dans le gouvernement Charest)

Quelques heures à peine après l'élection d'André Boisclair comme chef du Parti québécois, le ministre fédéral Stéphane Dion le traite de "radical" ajoutant que le PQ est "irresponsable" pour l'avoir élu.

Ces deux-là, ne sont pas les seuls à s'être prononcé aujourd'hui sur le cas Boisclair. Il y a eu aussi Codère, Lapierre, Pettigrew... Certains, et plusieurs chroniqueurs politiques, vont crier au meurtre pour dire que ce ne sont là que de basses attaques envers André Boisclair. Il y a aussi ceux, comme moi, qui pensent que les libéraux ne viennent de donner là qu'un mince aperçu de ce que sera la prochaine campagne électorale.

Ceux qui hurlent présentement, doivent se consoler. Ça ne durera pas.

Les journalistes devraient, en principe, lui poser une ou deux questions sur ces déclarations de ses futurs adversaires. N'importe qui n'étant pas ébloui par les "nouveaux" gourous néo-libéral, devraient analyser très sérieusement les réponses qu'il donnera.

Elles devraient nous en dire beaucoup sur la suite des choses...

M. à J: 16h20 Fin de la conférence de presse. Un vieux chroniqueur politique a dit dans cette course, que Boisclair était, avec Jean Charest et Mario Dumont, un des trois seul politiciens professionnels au Québec. C'est ce que j'ai vu dans cette première conférence de presse.

De longues réponses qui ne disent pas grand chose. Il répond que la population s'est prononcé hier, quand on le questionne sur les attaques des fédéralistes. Il faut le faire. Mélanger des sondages et le vote des membres pour dire que la population s'est prononcé, en réponse aux questions sur les déclarations de ces adversaires.

Pas très convaincant comme première prestation "officielle" !

Guy Vandal

Courrier du lecteur...

J'ai reçu un courriel très poli, merci, qui mérite d'être publié ici. L'auteur n'est pas d'accord avec ma démarche et il m'explique pourquoi. Je pense qu'il a un peu manqué son coup cette fois-çi, mais on doit louer la tentative...

Cher Monsieur Vandal,

Je suis persuadé que je ne vous apprendrai rien sur le résultat de la course a la direction du PQ. Je tiens cependant à vous exposer mon point de vue, en cette fin de campagne à la chefferie et en ce début, si je puis me le permettre, de campagne pré-référendaire.

Tout au long de cette course, vous avez manifesté, sur différents forums et blogues, votre point de vue. Nous vivons dans un Québec d'ouverture où toute opinion peut prendre sa place. Votre pessimisme n'aura, néanmoins, été d'aucune efficacité.

G.V.: En effet, ça n'aura pas eté utile si on considère que l'objectif premier de ce blogue n'a pas été rempli.

Je n'éprouve aucun mépris envers votre personne. Mais je ne suis pas moins dégouté face aux rumeurs ridicules, voire stupides, que vous avez tenté d'étaler pendant la course.

G.V.: C'est là que ça se gâte. Pour écrire ça, ça prend des preuves. Y'en a pas dans ton courriel. Mais je te donne la chance de te reprendre, ce blogue est public. Autrement dit, trouves moi un seul texte dans ce blogue, où j'ai propagé une rumeur ridicule, voire stupide. Et si c'est le cas, je te promet de m'excuser dans un billet et de retirer la ou les dite(s) rumeur(s).

Monsieur Vandal, vous avez été le premier à dire de ne pas se fier aux médias. Vous avez été également le premier à sortir cette rumeur sordide venant du quotidien Le Soleil.

G.V.: Quelle rumeur sordide venant du quotidien Le Soleil ? Comprenez qu'il y a plus de 140 textes dans ce blogue présentement et que c'est difficile pour moi de me rappeler de chacun d'eux.

Les contradictions dans vos propos sont grandes. J'espère sincèrement qu'un jours vous saurez faire part de plus d'ouverture. Nous ne sommes pas à l'heure de l'arnarchie que vous proposez partout sur la toile, mais au grand raliement pour la cause souverainiste.

G.V.: Encore là, un exemple de contradiction aurait aidé à la compréhension de ce que vous affirmez. En principe, si ce que vous dites est vrai, vous ne devriez pas avoir de misère à en trouver dans tous les textes qui ont été publiés ici. Quand vous dites partout sur la toile, je trouve encore là, que vous exagérez un peu. Le forum de Boisclair n'est pas toute la toile M. Gagnon. Et ce n'est pas le petit nombre de commentaires que j'ai laissé ici et là dans quelques blogues qui font que j'ai été partout sur la toile. Mon fiel, je l'ai semé ici... et ça m'a tenu très occupé.

Le plus respectueusement possible,

G.V.: Ai-je été assez respectueux ?

Jean-Frédérick Gagnon, FINS
Jonquière, Québec
jean_frederick1@hotmail.com

Ave Caesar, morituri te salutant !

Ave Caesar, morituri te salutant !
(Salut César, ceux qui vont mourir te saluent !)

- Lettre adressée hier soir à Monsieur André Boisclair,

"En démocrate que je suis, je suis obligé de m’incliner devant ce verdict de 54% d’appui à votre endroit au premier tour de scrutin et reconnaître cette victoire qui est la vôtre.

Cependant :

Vos idées que je discerne à droite de l’échiquier politico-économique sont à l’opposé même de ce pourquoi je me suis lancé en politique en début 2005, c’est-à-dire un combat à l'endroit du néo-libéralisme.

Ce que je porte au plus intime de mes convictions politiques au plan de l’éthique se trouve en bute devant André Boisclair et tout ce que l’on sait désormais à propos de son histoire.

Je ne crois point et ne prête aucune foi en votre profession souverainiste non plus.

Par conséquent, je ne peux, par honnêteté envers ma propre conscience me rallier.

Désormais je ne suis plus membre du Parti québécois et c’est de l’extérieur que je vais poursuivre mon combat à l’endroit du néo-libéralisme et pour la cause de l’indépendance nationale du Québec. S’il est vrai que le PQ a été un porte-flambeau extraordinaire de la cause souverainiste depuis 1968, il faudra vous faire à l’idée qu’il n’en détient pas la propriété intellectuelle et exclusive de cette même cause. En janvier 2006, le Québec va recevoir le cadeau tout neuf d’un autre porte-flambeau de cette cause, lors de la fondation d’un véritable parti politique de gauche et ce n’est pas l’envie qui me manque d’y faire le saut.

En démocrate que vous êtes (je le suppose), je vous demande monsieur Boisclair de ne déployer aucun effort à mon endroit pour tenter de vous gagner mon ralliement, que ce soit par vous-même ou par personne interposée. La réponse est clair, sans équivoque et irrévocable tant que vous serez chef de cette formation politique : NON.

Quand un volcan crache le feu, le souffre et une lave bouillante (cela ressemble à mon état d’âme actuellement), on prend bien garde de s’en approcher pour ne point s’y brûler!

Normand Perry
Philosophe
Ex-président péquiste de Soulanges

Landry content ? Méfions-nous !

« M. Landry dit avoir pleinement confiance en son successeur, rappelant qu'il l'avait nommé ministre et qu'il l'avait trouvé excellent dans ses fonctions. »

« Bernard Landry n'a pas mis de temps à se porter volontaire pour jeter un pont entre la vieille garde et la génération qui s'installe aux commandes. Il semblait d'excellente humeur. De la victoire de M. Boisclair ou de la sévère défaite de Mme Marois, on pouvait se demander ce qui lui faisait le plus plaisir. » (Michel David)


Si vous vous demandez comment est mon moral ce matin, ne vous inquiétez pas, ça fait longtemps que je suis l'actualité de près...

C'est vrai que la nuit porte conseil car je voulais terminer ce blogue cettte semaine avec la fin de la course, mais j'ai changé d'idée. C'est bien sûr que je n'y mettrai pas autant d'heure que dans les deux derniers mois, mais je veux continuer à surveiller ce dangereux fumiste.

Ce blogue aura réussi deux faits notables dans cette course. Au début, l'adresse du blogue de Boisclair était tout simplement www.andreboisclair.org pour ensuite changer pour www.andreboisclair.ca/blogue. Et maintenant c'est www.andre-boisclair.org/blogue... Tout ça grâce à la tentative de Google bombing, dangereux fumiste !

Ce blogue aura aussi réussi à faire sortir une nouvelle qu'on voulait cacher. C'était "seulement" ce que pensait vraiment Duceppe sur le passé de Boisclair. Sans oublier qu'un peu avant que je commence ce blogue, après quelques interventions de ma part, une partie d'un texte publié sur son blogue a disparu...

"Ces derniers jours ont été particulièrement occupés. Je poursuis, avec mon équipe, notre tournée du Québec pour discuter avec les Québécoises et Québécois. Quelque chose me frappe tout particulièrement : nous ne discutons plus du pourquoi, ni même du comment. Nous nous demandons maintenant quand pourrons-nous enfin faire du Québec un État souverain."(A.B.)

Ce sont des petites victoires comme ça qu'il faut considérer. La révolution blogue est commencée, elle n'est pas encore gagnée. Elle est grosse la "machine". Ce matin, j'écoute en sourdine les manchettes dans les médias télés, et j'entend un peu trop souvent le mot "jeunesse" quand les commentateurs parlent de Boisclair.

Mon OEIL la jeunesse du candidat, quand on sait très bien que c'est grâce à la vieille garde péquiste que Boisclair est devenu chef de ce parti
.

Je continuerai donc ce blogue, mais beaucoup moins intensivement. De toute façon, je m'attend à ce que Boisclair se fasse très discret dans les prochains mois.

Guy Vandal

Les libéraux en liesse !

Bonsoir M. Vandal,

53,68%. Ce n'est pas un triomphe, considérant que Boisclair avait l'appui de l'establishment du parti, celui de la bande à Landry et celui de Power Corp.

Landry a démissionné en juin dernier parce qu'environ 24% des délégués au Congrès lui ont refusé leur appui.

Au premier tour, plus de 46% des membres du PQ n'ont pas voté pour Boisclair. Ne devrait-il donc pas démissionner immédiatement ?

Bien sûr, son nom a dû apparaître quelques fois deuxième, troisième ou quatrième sur les listes des votants, celles des partisans de Legendre en particulier. Néanmoins, la base de Boisclair n'est pas forte. Ses appuis ne sont pas diversifiés. Ils se trouvent massivement du côté des héritiers du MSA, ceux pour qui l'indépendance peut toujours attendre, et non du côté des héritiers du RIN, ceux pour qui l'indépendance est LA priorité. Ils se trouvent tout aussi massivement du côté de ceux qui pensent que l'État doit commencer à céder la place au secteur privé. C'est ça, un rassembleur ?

Personnellement, je ne digérerai jamais que, lors de l'un des sept ou huit débats formatés, il ait traité de « partisans du droit du sang », aussi bien dire de racistes, les opposants au nationalisme purement civique dont il se réclame. Là, on a bien vu ce qui dépassait : le jupon trudeauiste de celui qui a fait du porte-à-porte pour le NON en 1980. Mais ça ne m'a pas surpris du tout. Sa mentalité trudeauiste, on la connaissait déjà depuis longtemps. Il est de ceux qui rejettent non seulement la langue et la culture comme fondements de la nation, mais même l'histoire. Même l'histoire ! Or, si ce n'est pas l'histoire quatre fois séculaire de notre peuple qui fait du Québec une nation ayant droit à l'indépendance, alors quoi ?

Il faut souhaiter que ce type qui n'a jamais publié un seul texte de fond n'affronte jamais le sinistre Stéphane Dion dans un débat public. Parce que, c'est bien plate à dire, mais Dion aurait un malin plaisir à lui mettre le nez dans ses contradictions. Quand on se veut d'une nation sans langue, sans culture et même sans histoire particulières, alors pourquoi ne pas être fédéraliste ? En effet, ce genre de nation anonyme, il en existe déjà une avec Ottawa comme capitale.

Si on veut l'indépendance, ce n'est pas pour des niaiseries, c'est parce qu'il existe une nation au Québec, la nation victime de la Conquête anglaise, qui risque de subir bientôt le même sort tragique que sa diaspora nord-américaine : reprolétarisation et louisianisation. Cacher cette vérité, c'est laisser entendre que, finalement, l'indépendance n'est qu'une sorte de bibelot dont nous pourrions toujours nous passer, alors que, bien au contraire, elle est absolument indispensable à la survie même de notre peuple.

Bref, Boisclair, c'est juste Bouchard rajeuni. Le Bouchard du Congrès du miroir, celui de l'affaire dite Michaud, celui du Manifeste des pseudo-lucides.

Évidemment, il y a aussi l'histoire de la coke consommée quand il était ministre. Déjà, sur Cyberpresse, il se trouve des gens, des internautes, pour accuser les péquistes de complaisance envers un type qui, quand il était ministre, a enfreint la loi. Ce n'est qu'un début. Power Corp voulait Boisclair comme chef du PQ pour ensuite mieux couler le PQ, alors le coulage commence.

Car c'est ça, le problème, dans cette histoire de coke : ministre, Boisclair a enfreint la loi. Oublions la cocaïne, tellement ce mot de cocaïne semble évoquer des choses plus ou moins scabreuses. Imaginons à la place un ministre qui irait commettre un petit vol à l'étalage dans un magasin. Piquer un livre, un CD ou un T-Bone, est-ce qu'on s'entend pour dire qu'il s'agit d'un délit plutôt anodin et qu'il y a, dans le vaste monde, des crimes bien pires ? Bien sûr, on s'entend là-dessus. Mais est-ce qu'on s'entend aussi pour dire qu'un ministre qui irait commettre un tel vol à l'étalage ferait preuve du même coup d'un terrible manque de jugement ? Certains partisans de Boisclair ont accusé leurs adversaires de puritanisme. Il n'y a pas de puritanisme là-dedans, il y a simplement un énorme doute sur la faculté de jugement d'un individu. Un ministre qui commettrait un vol à l'étalage, geste relativement anodin si l'on veut, n'en mériterait pas moins la porte, pour cause d'imbécillité. Même chose, évidemment, pour un autre qui se procurerait de la coke.

Alors, bref, pour conclure : ça doit trinquer chez les libéraux ce soir !

Luc Potvin

PS : J'ai lu que, dans son discours de remerciements, Boisclair a de nouveau parlé de l'éducation comme de sa première priorité (suivie de la dette, sans doute). Avec son début de bac pas fini et sa simili-maîtrise contre espèces sonnantes, c'est vrai que l'éducation doit être l'une de ses priorités. Moi, je n'ai qu'un DEC, et un début de bac en suspens depuis bien des années, c'est vrai... Mais je n'aspire pas non plus aux plus hautes fonctions !

mardi, novembre 15, 2005

Nouveau messie ou dangereux fumiste ?


Les organisateurs ont trouvé une façon d'étirer la sauce. Des vieux discours insipides et terriblement ennuyants... récités par des comédiens.

Les résultats étaient supposés être dévoilés à 20h15. Il est présentement 8h28 et ça déblatère encore. Le comédien invité se fait interrompre par des partisans de Landry.

8h31 On appelle enfin les candidats.
8h32 Marois semble très heureuse. Y'aura-t-il un deuxième tour ?
8h34 Un discours de Louise Harel. :-(
8h34 Boisclair serre encore des mains dans la salle. Il retarde le dévoilement.
8h36 Harel parle encore...
8h40 ...
8h43 Mme Harel, c'est long...
8h44 Disons-le, Mme Harel, c'est assez !
8h45 Fin... enfin ! (1) À LCN, une courte entrevue avec Landry.
8h46 Mme Harel revient pour lire un message de Gilles Duceppe. Soupir.
8h48 Fin... enfin ! (2)
8h48 Un discours de la présidente qui devrait durer 7 minutes, si je me fie à ce que j'ai entendu à LCN.
8h50 Je pense que ces discours sont un vrai supplice pour les candidats. Si Boisclair gagne au premier tour, certains ne trouveront pas drôle cette soirée, que Raël aurait probablement mieux animé.
8h52 Il n'était pas nécessaire votre discours Mme Richard. Vous nous avez déja radoté tout ça dans cette course. Vous allez faire une bonne équipe avec Boisclair, si celui-ci gagne. Des clichés, il n' a répété que ça pendant les cinqs derniers mois !
8h54 LCN. L'animateur fait parler Landry, Auger, Charron pendant ses invités pendant le discours de la présidente. Ils y vont de leur pronostics.
8h57 La présidente des élections.
8h58 Ouimet 247, Lebel 458, J.C. St-André 951, Pierre Dubuc 1282, Louis Bernard 5775, Richard Legendre 7877, Pauline Marois 32166, Et je déclare donc élu...

9h01 Que dire ? Je me console en me disant que ce n'est pas tout à fait Boisclair qui a gagné cette course, mais plutôt l'équipe que Landry et l'«establishment péquiste» lui ont servi sur un plateau d'argent.

Guy Vandal

P.S Pendant que je corrigeais ce billet j'écoutais en sourdine le discours du gagnant. Il doit être rendu a son 156e merci...

Le couronnement médiatique... avant le résultat.

Dans ce billet, vous ne lirez que des impressions. Démagogique ? Probablement. Vous êtes prévenus !

Le show est commencé à LCN et à RDI. Un vrai show.

Les protagonistes à LCN sont, en direct de Québec, Claude Charron, Michel C. Auger, Jean-François Lisée, Bernard Landry... Il y a aussi un animateur, l'ineffable "reporter" Paul Larocque et un autre dont j'ai oublié le nom. De nos jours, il y a beaucoup de dynamisme dans la présentation des nouvelles. Et Dieu sait que l'équipe de TVA n'en manque pas. Ça promet !

À RDI, la crème(sic)..., Bernard Drainville, Vincent Marissal, Joseph Facal, François Legault et Sylvain Simard. Ils se prennent vraiment au sérieux et Drainville lui, roucoule. Pour le moment, il fait plus animateur de Musique Plus en nous présentant des reportages... qu'on a entendu toute la journée, et qu'on ré-entendra probablement dans les prochains jours. Pas fort.

Il y a beaucoup plus de pub à LCN. Il y a des spectacles qui nécessitent plus de budget que d'autres !

Entrevue avec Landry. Il y avait tellement de candidat... Campagne trop longue. Ce que les sondages ont démontré c'est que les sondages ont favorisé Boisclair chaque fois qu'on a parlé de cocaine. Ça fait drôle d'entendre ça dans la bouche de cet "économiste", sachant que aucun sondage n'a interrogé uniquement les membres. Vous comprenez maintenant pourquoi il a attendu les conditions gagnantes si lontemps ?

RDI. Un animateur interroge deux jeunes dans la salle. J'entend le même genre de questions qu'à LCN. C'est normal ils n'ont rien de bien consistant a dire de cette campagne. On interroge la vedette montante Elsie Lefebvre. Elle a appuyé Legendre, mais ne veut pas dire qui est son deuxième choix. La journaliste tente de lui sortir les vers du nez au sujet de la cocaine. Elle ne réussi pas.

Elle interroge Francois Gendron. Il patine lui aussi, ne dit pas son deuxième choix. Elsie et François protègent leurs arrières.

La mère de Marois. Le reporter lui pose des questions stupides, les réponses ne peuvent pas être édifiantes.

Drainville interroge Sylvain Simard, François Legault et Joseph Facal au sujet de leurs deuxièmes choix. Eux non plus ne veulent pas répondre... Drainville pose une question à Facal, je change de poste.

LCN. Je viens de manquer un reportage sur les roulottes des candidats de Paul Larocque. Zut. Avant la pause publicitaire, l'animateur nous annonce que Larocque va rester près des roulottes pour voir arriver les candidats. Passionnant !

RDI: Facal: Le carriérisme au PQ, n'est pas très fréquent, c'est une minorité... ou quelque chose comme ça. Vous avez raison M. Facal, les simples militants ne sont pas tous arrivistes. Ce sont les dirigeants qui le sont. Ça prendrait un vrai grand ménage.

Legault: Revient avec l'histoire de ses deux jeunes enfants qui seraient la raison pourquoi il ne s'est pas présenté dans cette course à la chefferie. (Pfff...)

LCN: Le président de la firme Léger Machin y va de son "expertise". Complètement inutile, mais puisqu'il faut remplir l'émission.

RDI: Drainville interrompt tout le monde pour parler de la mallette qui vient d'arriver... en même temps que Marois.

Pause 19h35

RDI: Marc-André Bédard parle de la jeunesse de Boisclair. Duhaime pense que la campagne a été correcte.

19h52: On entend À partir d'aujourd'hui, demain nous appartient. Une vieille chanson recyclée...

Dans un peu plus de 15 minutes les premiers résultats seront dévoilés.

Guy Vandal

P.S. Le prochain billet portera sur le résultat...

S.V.P., ne vous laissez pas berner par les médias !

« Dans son dernier essai, le sociologue suisse Jean Ziegler y va d’un point de vue engagé, révolté. Il dénonce les grandes multinationales, qui se sont approprié les richesses et qui maintiennent les pays pauvres dans un état de soumission. Comment? En ayant recours, selon lui, à deux armes de destruction massive: la dette et la faim. C’est ce qu’il appelle L’empire de la honte.

L’auteur de La Suisse lave plus blanc et des Nouveaux maîtres du monde sait de quoi il parle. Depuis cinq ans, il est rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation. Il est donc un observateur privilégié de la misère et de la désolation dans le monde. Ce sont justement les exemples qu’il présente qui font la force de son livre, un livre qui a le grand mérite de réveiller les consciences. »

Céline Galipeau reçoit Jean Ziegler.

L'empire de la honte
Jean Ziegler
Éditeur: Fayard
ISBN: 2213623996
À livre ouvert


Ça, c'est un reportage diffusé le 11 septembre à l'émission Le Point. Pourtant, les mêmes mots dits par Jean-Claude St-André et/ou Léo-Paul Lauzon n'ont pas droit à une aussi belle couverture médiatique.

Pourtant il disent la même chose.

Qu'en pensez vous M. Lafrance ? Pensez-vous que Radio-Canada devrait re-devenir un vrai réseau d'information ? Ça ferait différent de TVA et TQS. Et qui sait, ça ferait peut-être remonter les côtes d'écoute.

Guy Vandal

P.S. Remarquez bien comment les différents acteurs qui sévissent autour de vos présentateurs de nouvelles préférés, tenteront de se défendre d'être une partie de la cause... du désastre que fût cette course à la chefferie.

C'était même pas drôle !

J'ai finalement décidé ce matin que je ne voterai pas. Je ne suis plus membre du PQ. Ma carte n'est pas expirée, elle est à la poubelle.

C'est vraiment dommage que les médias aient tassé les "marginaux". Ce sont eux qui avaient les meilleurs idées. La retransmission des débats dans les médias a été un scandale. À LCN, pendant que les candidats émettaient leurs idées, on devait écouter J.F. Lisée ou J. Parisella !!!

Après chaque débat, deux belles-soeurs sévissaient à l'émission La part des choses. Drainville et Marissal. Elles ont tenté de faire semblant de dire des choses intelligentes. Elles ont réussi à faire semblant de faire de l'information !

Un point positif, le PQ, via son site web, diffusait les débats. Puis-je vous dire que j'ai vite abandonné John et Jean-François à leurs élucubrations quand je l'ai su !

Je ne connaissais pas du tout Jean-Claude St-André avant les débats. Et je pense aujourd'hui que s'il y a eu un seul gagnant dans cette course, c'est lui. Lors du dernier débat, il était sublime. Un vrai leader, avec des idées claires et des projets précis. Ce 7ieme débat étant accessible sur le site du PQ, dans les archives, prenez un jour, le temps d'écouter la prestation de St-André.

Ce serait intéressant de savoir pourquoi un gars aussi intelligent, n'obtient jamais de responsabilité dans ce parti. Ce serait intéressant de savoir pourquoi les médias le décrivent comme étant radical. Je veux dire, avec des raisons logiques. Entre le premier et le dernier débat, Jean-Claude St-André a pris de la confiance, il s'est calmé, il a démontré qu'il avait vraiment les qualités d'un vrai leader.

C'est dommage que la stratégie de l'UFP et de l'Option Citoyenne soit d'avoir deux leaders à la tête de leur future formation politique. Ils auraient l'occasion de recruter un véritable leader qui s'est exprimé très honnêtement dans cette course. Sauf que je pense que deux leaders comme le souhaite UFP-Option citoyenne, c'est un de trop.

Peut-être que je me trompe, mais il semble que ça ouvre la porte à toutes sortes de jeux de coulisses...

Ceci étant, si j'avais voté, voici quels auraient été mes 4 choix...

1- St-André: ...

2- Marois: En me pinçant le nez. Si vous gagnez ce soir Mme Marois, rappelez-vous que l'auteur de ce blogue pense que vous êtes la version féminine du dangereux fumiste... en un peu moins pire. Si vous gagnez, je vais vous laisser tranquille pour un temps. Si Pierre Dubuc, Gilbert Paquette et Jean Ouimet se sont rallié à vous, c'est soit une stratégie anti-Boisclair, soit ils ont vu des choses qui m'ont échappés. Vous aurez beaucoup de travail, mais avec de l'honnêteté, vous pourriez peut-être y arriver. À suivre...

3
- Paquette: A relativement bien performé dans les débats. Sauf que pour soulever des foules, ça prend un peu plus de dynamisme. M. Paquette est très sérieux (trop ?) et ses idées n'ont pas été fabriquées par des firmes de relations publiques. Il serait mon deuxième choix si je ne devais pas faire un vote stratégique(sic) !

4- Dubuc: Contenu assez solide. Qualité de leader à améliorer. À écouter; son intro et sa conclusion lors du dernier débat. Et si vous voyez encore des compagnies pharmaceutiques dans les soupers de financement du PQ, posez-vous des questions !

5- Ouimet: Parce qu'il fallait donner 4 choix et que s'il n'y avait pas eu cette "stratégie" anti-Boisclair, je n'aurais jamais voté pour Marois !

Guy Vandal

P. S. Si je n'ai pas voté, c'est qu'ayant suivi cette course de très près depuis le début, j'en ressors dégoûté. Complètement. Les dirigeants péquistes ont voulu nous refiler du vent, le même vent que proposait Landry, avec l'aide des médias. Et ma conscience m'empêche de participer à cette parade, pour ne pas dire mascarade.

Le choix de nos dirigeants ne devraient pas appartenir aux médias !


En huit semaines, André Boisclair a maintenu une moyenne de 49% de la couverture médias accordée au PQ, contre 28% pour Pauline Marois

Il est fascinant ce tableau. On voit où était Boisclair au départ... grâce à des sondages douteux gracieuseté de Gesca. Il a réussi a ramasser 49% de toute la couverture médias de cette course, même s'il s'est poussé des médias le plus souvent possible !!!

Entre le 2 et le 15 octobre, la candidate Marois a bénéficié d'une plus grande couverture médiatique. Ça discutait très fort dans les coulisses à ce moment là...

Les médias tenteront de ridiculiser le PQ avec cette semblant de course parce qu'il n'y a pas eu de débat, mais ils auront leur grande part de responsabilité. Avez-vous remarqué la couverture médias des candidats dits marginaux ?

Qui décide que ces candidats sont marginaux ?

Guy Vandal

Y'a l'expression: "Se faire passer un sapin"...

Ce soir il en naîtra une nouvelle: "Se faire passer un bois clair" !

« " Je ne regrette rien de la façon dont les choses se sont faites. Je pense que ce qui paie, c'est la transparence, l'honnêteté " »

« " Je dois encore travailler auprès des membres du parti. Il y a plusieurs endroits où il y a un potentiel de nouveaux membres à aller chercher. Il y a des activités de financement qu'il nous faudra organiser. C'est à ça que j'ai l'intention de m'atteler dans les prochaines semaines " »

« Malgré ces déclarations, André Boisclair a nié qu'il soit en train de préparer la transition. »

« André Boisclair s'est contenté de dire que Daniel Audet, qui travaille à sa campagne, ne serait pas son chef de cabinet. »

Je suis de plus en plus pessimiste, mais pas déprimé. Le dangereux fumiste devrait en principe gagner cette course mais je me console, son règne sera court. Que restera-t-il du PQ après ?

Des souvenirs !

Guy Vandal

Alea jecta est

Ce blogue tire à sa fin, comme cette course à la chefferie. Je ne peux pas, ne pas remercier ceux qui m'ont aidé tout au long de cette aventure.

Merci dangereux fumiste, sans toi ce blogue n'aurait jamais existé...

Merci à ma muse, elle se reconnaîtra...

Merci Monsieur Potvin... merci ÉNORMÉMENT Monsieur Potvin. Je ne vous connais pas autrement que par nos échanges des dernières semaines. Ce qui nous a réuni, c'est notre envie de ne pas voir un fumiste à la tête du PQ. Vos textes ont toujours été très lucides, sans jamais que vous n'affichiez votre préférence. Je communique régulièrement avec vous depuis le début de ce blogue et vous êtes le seul de mes "collaborateurs", dont je ne sais pas quel est le candidat préféré. Je ne vous l'ai pas demandé, vous ne me l'avez pas demandé, c'était parfait. Un très gros MERCI.

Merci Vigile. M. Potvin a connu ce blogue grâce à votre site. S'il y a des gens fortunés qui lisent ce blogue, prenez le temps de vous demander si l'information doit être indépendante ou déformée. Et si vous optez pour indépendante, rappelez-vous que ce n'est pas gratuit... et pas facile !

Merci M. Turcotte. Je n'ai pas été poli avec vous dernièrement en ne répondant pas à vos courriels. Si vous voulez savoir pourquoi, écrivez-moi...

Merci Pierre Daviau. Il y a un texte de vous dans ce blogue et il m'a vraiment allumé.

Merci Pierre Cloutier. Deux textes, très instructif !

Merci Jean-Yves Durocher. Grâce à vous les médias ont fini par sortir la nouvelle qui disait que la coke, ça ne s'achetait pas au dépanneur, dixit Gilles Duceppe.

Merci Normand Perry. Au moins un texte. Vous avez démissionné de votre poste de président péquiste du comté de Soulanges il n'y a pas longtemps. Vous invoquiez la victoire de Boisclair alors que la course n'était pas finie. Ça m'a un peu surpris. Vous ayant parlé au téléphone une fois, j'aurais dû me douter qu'il se passait quelque chose. Est-ce que vous avez finalement conclu que les dirigeants péquistes n'auraient pas le courage de poser des questions à Boisclair ???

Merci Élodie. Elles étaient fameuses les images que tu m'as envoyé.

Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des courriels d'encouragement. Je pense avoir répondu à chacun et si j'ai oublié quelqu'un, je m'en excuse.

Merci à Cyberpresse, (2 fois) La Presse, Radio-Canada et au Devoir pour avoir parlé de ce blogue. Ça a donné un sérieux coup de main aux statistiques de fréquentations...

Merci au forum d'André Boisclair ou je sévissais sous le pseudonyme "Un bon mouton". Ce fût très ardu à lire souvent, mais j'y ai trouvé des textes anti-Boisclair vachement intéressants. Néo publiait tout ce que les journalistes écrivaient sur Boisclair. Pour ou contre. Même pas besoin de chercher !

Merci aux blogueurs "politiquement correcte" qui sévissent dans la blogosphère québécoise et qui n'ont jamais osé mentionner que Guy Vandal tenait un blogue anti-Boisclair.

Merci à tous ceux que j'ai oublié de remercier...

Et vous lecteurs, je vous dit salut. Vous avez aimé ce blogue ? Tant mieux ! Sinon, je dois souligner votre politesse. Car sur 182 courriels reçus jusqu'à maintenant, je n'ai reçu aucun courriel insultant. Zéro. Et je trouve ça exceptionnel !

Guy Vandal

lundi, novembre 14, 2005

Un peu de poésie ?

Reçu ce courriel...

Un poème édifiant sur le forum d'André Boisclair...

http://andre-boisclair.org/forum/viewtopic.php?t=779

André notre héros
Fini le temps des vieux barbus au P.Q.!
ça prend quelqu'un pour faire du ménage dans toute cette vieille garde gauchiste.
À Tribord toute!
André est le candidat préféré des gens de la droite, c'est pour ça qu'il va réussir
à nous donner un vrais pays.
S'il n'est pas élu, je déchire ma carte du parti, et ma chemise avec!
Il est le digne successeur des patriotes, mais en plus, avec une cravate.
Il est le fier héritier des felquistes, mais au moins, il est l'ami des banques et des compagnies.
Il est dans la droite ligne des héros
Il a la tête à Papineau
Il est moderne et il est beau
Il veut privatiser notre eau
Il bouge comme un beau grand robot
Avec Lui, le Québec lucide
Va vers une victoire limpide
Il va mater les syndicats,
Les profiteurs, les scélérats,
Vous ne crerrez même pas à ça
Il va nous rendre compétitif
Envers les marchés émergeants
Récompenser les dirigeants
Et punir les improductifs
Lui il sait parler des vrais choses
Il représente la jeunesse
Les blancs, les noirs, les jaunes les roses
Chantons le chant de l'allégresse.
Victoire je te vois qui s'en viens!
On va cicker des cul, certain!
On va lutter jusqu'à la fin!
André nous te suivront toujours
Tu es le soleil de mes jours
Tu es la lune de mes nuits
Tu effaces tous mes soucis
André les criss de vieux chiens sales
Qui te veulent sans arrêt du mal
André, laisse-moi les haïr
André, on veut les voir partir
Tu vas nous faire un bon ménage
Contre les vieilles pourritures
Qui sont encore dans un autre âge
Sans rien comprendre du futur
André tu es le bâtisseur
Le seul qui peut faire le pays
André partout, André ici
André tout-puissant créateur
Je veux rien savoir du P.Q.
Si ta lumière n'y est plus
À parts nous autres( les plus forts)
Il n'y a que des dinosaures
Avant de se fossiliser
Le parti peut encore vibrer
Et c'est seulement grâce à toi
Tu es trop bon. Eux sont trop bas.

Enweye André nous on est là
Tous unis pour un idéal
Incarné par ce mec génial
A chanter ton nom d'une voix
Allez mène nous au combat
Nous mettrons nos pas dans tes pas
Peut importe où ce qu'on y va
pourvu que ce soit avec toi.

Vive le Québec libre!

jivre

Ça s'avale difficilement !

Il faut le dire. Il l'a bien dit. Je l'ai écouté deux fois. J'ai bien entendu. Et vous?

Monsieur B. vient de déclarer, au téléjournal de ce soir, 14 novembre, que les Québécois vont le juger sur «sa transparence et son honnêteté» dans la présente campagne à la chefferie.

Il faut avoir du front tout le tour de la tête pour affirmer une telle énormité. Et il n'est pas encore chef. Or, dans les faits, tout le monde le sait, il a commencé cette campagne en affirmant que sa consommation de drogues dures étaient «des erreurs de jeunesse».

On a appris par la suite, que sa jeunesse se prolongeait dans la trentaine et que ce qu'il appelait "erreur" était en réalité un manque de jugement grave dans l'exercice de ses fonctions ministérielles.

Pour quelqu'un qui aspire à devenir chef d'un parti et de se présenter éventuellement pour aspirant au poste de Premier ministre, il faut dire que son entrée est plutôt ratée.

Y a-t-il encore un journaliste pour remettre les pendules à l'heure. A moins qu'on continue à vouloir vivre à l'heure avancée, à vivre «ailleurs» comme le disait le candidat Monsieur B. au début de sa campagne plus que turbulente.

Et ce n'est sans doute qu'un début.

Nestor Turcotte

(G.V.) C'est quoi ça Monsieur Turcotte un journaliste ?

Leader transparent et honnête recherché !

Comme le vote est commencé, il faut bien qu'André se montre un peu... et ouvre la bouche. L'idéal pour lui, aurait été de faire toute la course en ne disant pas un mot. Mais bon, y'a les maudits journalistes...

Aujourd'hui, il a fait un mini bilan de sa campagne et en a profité pour mentir deux fois. Il a nié qu'il ait déjà formé une équipe en prévision d'une victoire, et sur sa consommation de cocaïne, il dit ne pas avoir planifié de stratégie de communication. Il a aussi placé cette phrase... « Selon lui, les Québécois vont retenir sa transparence et son honnêteté. »

Ben oui André, on te croit sur parole. Daniel Audet ne devait être là que pour mettre de la crème dans ton café !!!

Au sujet de la gestion de sa crise... « J'en ai entendu qui ont dit que j'ai très bien fait ça, d'autres ont dit que c'était terrible. Ecoutez, il n'y avait pas de stratégie là-dedans, tout simplement de l'honnêteté et de la transparence. »

Patiner et/ou mentir, c'est ce qu'il a fait pendant toute la course.

Guy Vandal

Ramper pour un peu de prestige !

Avez-vous déja envoyé un texte d'opinion aux journaux Le Devoir ou La Presse ? Moi non et je ne le ferai jamais, parce que je sais que je ne serai jamais publié !

Un ami de Boisclair se cherche du travail. Il a laissé son "c.v." sur le site du Devoir et celui de Cyberpresse. C'est le texte le plus pénible que j'aurai lu dans cette course à la chefferie. Essayez pour voir !

Pour ceux qui ne seraient pas capable de lire cette lettre d'amour au complet, quelques extraits...

« André Boisclair, un jeune progressiste internationaliste à l'image Landry. Le libre-échangiste à la bonne parole convaincante : notre père spirituel à tous qui nous amèneraient au ciel de l’indépendance. »

« Ce plus jeune député a vite été celui qui donnait l’exemple à suivre et est devenu une sorte d’idole brillante rayonnant sur toute une génération. »

« Son éloquence n’a pas d’égal pour nous emporter vers les plus hauts sommets qu’un peuple puisse espérer. »

« Dans ces grandes lancées oratoires, André est de la trempe des René Lévesque, Jacques Parizeau, Bernard Landry, Lucien Bouchard et Pierre Elliot Trudeau ou John F. Kennedy. »

« Il est l’enfant de notre patrie. Le frère de notre génération. Un membre de notre grande famille péquiste que l’on veut entendre parler et inviter à la maison ! Le futur père spirituel des enfants du Québec qu’il n’aura pas lui-même. »

« André, je ne t’ai pas laissé tomber au fil des années et je ne te laisserai jamais tomber. Sinon c’est notre génération qui tombe ainsi que ses valeurs d’ouverture pour un monde meilleur. »

Jean Cloutier
Futur candidat dans Vanier si André Boisclair remporte la chefferie du PQ.

Combien ça coûte un journaliste ?

La différence entre journaliste et publiciste est de plus en plus mince. Voici ce que les lecteurs du Soleil, propriété de Gesca, doivent croire aujourd'hui...

« Parti de rien à l'annonce de sa candidature en juin, M. Boisclair peut compter jusqu'à demain sur 1000 personnes, aux quatre coins du Québec, pour faire sortir le vote. "On est parti avec une carte de crédit et un communiqué de presse", illustre Pierre-Luc Paquet, responsable des médias au bureau électoral de M. Boisclair. »

Non seulement la journaliste commence sa phrase par un mensonge, mais elle cite un arriviste pour appuyer son mensonge. Parce que commencer une course à la chefferie avec l'équipe Landry et l'establishment péquiste, on est loin de la carte de crédit et du communiqué de presse.

On fait quoi quand ceux qui sont supposés nous informer, déforment l'information ?

« Aujourd'hui et demain, on travaillera sur "LE discours", informe M. Paquet. M. Boisclair en aura un ou deux ? "Deux. Mais disons qu'un des deux sera plus étoffé que l'autre", répond l'organisateur, pas peu fier de voir la machine électorale de M. Boisclair rouler aussi rondement. »

En effet, la machine électorale roule rondement. La machine médiatique aussi, n'est-ce pas M. Desmarais !

Guy Vandal

Pensée magique !

D'autres lucidités journalistiques...

« C'est un homme qui cherche le vent ou la vague. Selon l'élément que vous préférez, c'est un planeur ou un surfeur. »

« Un premier ministre doit aussi savoir s'entourer, choisir des conseillers capables de lui tenir tête et de le ramener à la raison, non pas un cercle admiratif de béni-oui-oui. »

« La gestion de la crise de la consommation par son entourage a été catastrophique. Personne n'est venu rappeler à M. Boisclair qu'en tant que possible futur premier ministre, il devait impérativement, pour son parti, mais aussi pour tous les citoyens du Québec, faire preuve d'une absolue transparence. »

« Un premier ministre doit aussi posséder ses dossiers. Les prestations de celui qui mène dans la course à la chefferie durant les débats sur l'éducation, la santé et le développement économique ont démontré que le diplômé de Harvard possède peut-être une maîtrise mais qu'il ne parvient à énoncer que des clichés, des erreurs de chiffre et des banalités ronronnantes. »

« On croirait entendre Mario Dumont. »

« Quand j'écoute M. Boisclair, j'entends un homme qui me dit que, le lendemain d'un OUI majoritaire, les enfants parleront mieux français, les listes d'attente dans le système de santé disparaîtront, le développement régional se fera de façon magique. Je ne sais rien cependant du processus d'accession à l'indépendance, je ne sais rien de la nécessaire négociation, rien de la renégociation du traité de libre-échange avec le Canada nouveau, les États Unis et le Mexique. Quelles seront les limites de la souveraineté québécoise dans ce nouvel ensemble économique, quelle sera l'ampleur des responsabilités partagées entre le Canada et le Québec? »

Gil Courtemanche

« En s'imposant un tabou les forçant à se taire face à la consommation de cocaïne d'André Boisclair alors qu'il était ministre, les principaux candidats, Pauline Marois en tête, ont fait preuve de pusillanimité, voire de couardise. »

« C'est peu dire que les intérêts supérieurs de la cause, en l'occurrence la souveraineté, n'ont pas pesé lourd face aux risques de chaque candidat de perdre des appuis chez les militants en prenant ouvertement position contre le candidat en tête. Risque aussi d'être écartés du conseil des ministres dans l'éventualité d'une victoire du PQ dirigé par André Boisclair lors des prochaines élections. »

Denise Bombardier

« Les neuf candidats ont exprimé les mêmes vues sur à peu près toutes les questions, leurs désaccords se limitant à de subtiles nuances. » (N.D.L.R.) Je pense que pour en arriver à cette conclusion, M Descoteaux n'a rien vu des débats mais, tous les médias n'ont rien vu des débats, de toute façon !

« Le vrai risque que représente André Boisclair se trouve moins dans cette vulnérabilité que dans le leadership qu'il affiche. Cette affaire de cocaïne a été un test auquel il a échoué. Peut-être ne les raterait-il pas tous à l'avenir, mais c'est celui-là qu'il nous a été donné d'observer. Après l'aveu, les militants, comme les Québécois en général, attendaient une explication qui n'est pas venue. On l'a vu se replier sur lui-même, jouer les victimes, fuir les questions qui reviendront, la prochaine fois posées par ses adversaires libéraux. Ce qu'on constate, c'est qu'il n'avait pas pressenti cette crise et qu'il n'a pas su la résoudre. »

Bernard Descôteaux

dimanche, novembre 13, 2005

Des signes qui ne trompent pas !

« Pressé de questions par les journalistes à la fin de son allocution, Jean Charest, sourire en coin, n'a pas voulu exprimer de préférence parmi les différents candidats à la direction de la formation adverse et a dit simplement qu'il s'en remettait au choix des militants. »

Connaissez-vous le supplice de la goutte ?

Guy Vandal

Maudite propagande !

L'équipe Boisclair a beaucoup joué sur la jeunesse de son candidat. Considérant que, au moins un conseiller de Boisclair a fait ses classes chez National, et considérant que ce n'est pas vrai que les jeunes sont aussi entiché du dangereux fumiste que l'équipe Boisclair voudrait nous le faire croire, j'ai pensé que ce commentaire pourrait vous intéresser...

« Ah ! mais la jeunesse, hein ! La jeunesse, c'est tout ce qui compte pour les loustics. Ça me rappelle que le premier mouvement politique en Occident à avoir tant valorisé la jeunesse, à en avoir fait un culte, eh bien, c'étaient les fascistes de Mussolini, en Italie. Giovanezza ! Giovanezza ! C'était un de leurs principaux cris de ralliement. Méchant précédent ! »

Un penseur libre.

Clef en main, transparence en moins !


André Boisclair a tenté de manupuler la vérité une première fois aux Québécois, quand il a tenté de mettre sa consommation sur le compte d'erreurs de jeunesse. Est-ce une petite manipulation comme ça, ou bien le candidat Boisclair est vraiment manipulateur ?

Une nouvelle relativement éclairante sur le sujet, tourne en boucle présentement à LCN. Bah, un détail diront certains...

« L'organisation d'André Boisclair est si certaine de l'emporter que déjà un squelette d'organisation est en place pour le lendemain du verdict de mardi prochain. Avant même que le premier des 140 000 membres ne transmette son vote par téléphone, à compter de 8 h ce matin, l'organisation Boisclair planchait sur les lendemains du scrutin. »

« La Presse a appris que Daniel Audet, directeur du bureau de relations publiques National, à Montréal, a annoncé vendredi qu'il quittait ses fonctions. Depuis juin, M. Audet était déjà parmi les principaux conseillers d'André Boisclair. »

« Dans l'entourage de M. Boisclair, vendredi, l'annonce prématurée du départ de Daniel Audet a causé un peu de fébrilité. Rendu un peu euphorique par les sondages successifs lui prédisant une victoire facile, l'entourage d'André Boisclair a vite compris que les militants pourraient sourciller devant tant d'assurance. On a commencé par dire qu'il n'y avait aucun lien entre le vote de mardi et cette disponibilité subite. Par la suite, on a expliqué que M. Audet donnerait un coup de main à l'équipe Boisclair. »(Source)

Ce qui glace le sang dans cette nouvelle, c'est de voir qu'un autre "employé" du bureau de relations publiques National quitte son emploi pour se rapprocher d'un futur décideur. Dans l'histoire du Québec et de la firme de relations publiques National, chaque fois que quelqu'un de cette entreprise s'est occupé d'un "prospect", le dit prospect a toujours eu du succès.

La firme National, pour ceux qui ne s'en rappelle pas, est la même qui avait chargé 1.4 millions de dollars pour une conférence de presse au sujet d'une entente Québec/Terre-Neuve au sujet du Labrador. Une conférence de presse qui aurait dû au mieux, coûter à peu près $30 000 dollars. Tout ça avec la bénédiction de Lechien Bouchard, qui a pris la défense de son ami Luc Lavoie dans cette affaire. Prenez un peu de temps pour lire le lien qui rapporte une discussion sur le sujet à l'Assemblée Nationale.

Vous verrez que les réponses de Guy Chevrette ressemble aux réponses de Boisclair quand on le questionnait au sujet des dépenses de son cabinet.

Ils sont très dispendieux les "conseillers" de Nationale. Mais ils sont surtout, d'une redoutable efficacité !

Guy Vandal

C'est un pensez-y bien !

J'aime beaucoup Luc Potvin. Je ne le connais qu'à travers ses textes, mais il a le mérite de poser des questions... pertinentes ! (G.V.)
***
Paillé retire son appui à Boisclair même s'il estime sa défaite peu problable. Idéaliste, maso ou bien renseigné ?

Saura-t-on jamais la raison principale pour laquelle l'ex-ministre Daniel Paillé a retiré son appui à Boisclair ?

Parce que, à bien y penser, c'est du jamais vu, un tel geste.

Si on relit la lettre de Paillé, on voit qu'il y dit bien des choses. Mais il faut surtout en retenir trois.

1) Paillé dit avoir donné son appui à Boisclair dès le début de la course.
2) Paillé dit qu'il est probablement trop tard pour Marois et que Boisclair va probablement gagner.
3) Néanmoins, à quelques jours de la victoire que pour ainsi dire il concède à Boisclair, Paillé retire publiquement son appui à Boisclair !

J'ai beau fouiller dans ma mémoire, je ne trouve aucun précédent, ni au Québec ni ailleurs dans le monde. Un notable qui appuie un candidat qui a toutes les chances de gagner, puis qui lui retire son appui, publiquement, presque à la veille de la victoire prédite ! C'est fort, ça. Vous ne trouvez pas ?

Paillé, dans sa lettre, a essentiellement reproché à Boisclair de ne pas avoir les qualités qui font un bon chef. Là-dessus, il a bien raison. Mais est-il possible que ce soit seulement pour ça que Paillé ait ainsi pris le risque d'avoir contre lui toute la prochaine direction du PQ ?

Peut-être que Paillé a simplement voulu dire ce qu'il pense et se sacre éperduement d'être barré du PQ. Des idéalistes, ça existe encore, heureusement, et c'est dépasser la limite du cynisme que d'en douter. Oui, des idéalistes, ça existe encore, même en politique, et surtout au service d'une cause comme l'indépendance d'un petit peuple tel que le nôtre, menacé d'être reprolétarisé et louisianisé, quoi qu'en disent les jovialistes.

Mais, plus on y pense, plus une question nous trotte dans la tête : Si Paillé a retiré son appui à celui dont il prédit pourtant la victoire, et juste avant cette victoire, se pourrait-il que ce soit pour se dissocier de quelque chose qu'il aurait appris ?

Je le répète : un notable qui appuie un candidat et qui lui retire son appui juste à la veille d'une victoire qu'il estime toujours probable ou même presque certaine, c'est rare en diable ! 1) Ou bien ça procède d'un idéalisme qu'il faut louer. 2) Ou bien c'est du masochisme. 3) Ou bien c'est le signe qu'on ne tient surtout pas à être associé à quelque chose.

Les deux premières hypothèses ne sont pas du tout à exclure. Pas du tout. Mais la troisième non plus. Les membres du PQ devraient y réfléchir. Dans une course à la chefferie d'un parti, un favori des sondages qui perd des appuis en fin de course, c'est très rare. Habituellement, on vole au secours de sa victoire, on veut y être associé. Or, ici, c'est comme s'il y avait une victoire à laquelle, tout à coup, on ne voudrait plus être associé. Une attitude aussi inhabituelle ne peut reposer que sur des raisons très, très sérieuses.

Luc Potvin

Plus que 3 jours...

Il est enfin arrivé le jour fatidique.

À partir d'aujourd'hui et jusqu'à mardi, les membres du Parti Québécois auront l'occasion d'élire leur prochain chef et par le fait même, auront l'occasion de se prononcer sur l'avenir du PQ et sur l'avenir de l'indépendance du Québec.

Méchante responsabilité. Seront-ils tous responsables ?

Guy Vandal

samedi, novembre 12, 2005

Manipulation gescaienne !

À la Une de La Presse de vendredi, on pouvait lire...

Boisclair, la meilleur arme du PQ pour vaincre Charest

C'est le constat percutant que fait la maison CROP à partir d'un sondage éclair, réalisé pour La Presse et les journaux du réseau Gesca, mardi et mercredi de cette semaine. Avec 502 entrevues, le sondage présente une marge d'erreur de 4 %.

On se demande après coup, pourquoi Le Soleil était lui, plus sobre... Boisclair encore bon premier tout comme le site internet... Boisclair toujours en tête. Et on se répond qu'il n'y a qu'une raison, manipuler le résultat.

Je n'ai pas voulu lire le texte qui explique le sondage hier, j'étais trop dégoûté. C'est le choix des mots et la place que ça prend dans le journal qui est hautement questionnable. Imaginez, 502 répondants... C'est qui les répondants ? Sont-ils membres du PQ ? Ne cherchez pas dans les explications du journaliste, vous ne le saurez pas.

Et pourtant, n'est-ce pas là une information essentielle quand on veut savoir si le sondage est crédible ? Pourquoi un sondage éclair, alors que Gesca aurait eu le temps depuis le 14 octobre d'interroger uniquement les membres du PQ ? Parce que les résultats auraient été différents ?

Les journalistes qui sévissent dans la feuille de choux qu'est La Presse, n'aiment pas beaucoup qu'on leur dise que leur torchon est manipulé par la famille Desmarais. C'est pas grave. Il faut le dire encore...

Gesca a tenté de manipuler cette course à la chefferie en mettant à la Une, deux sondages extrèmement favorables à Boisclair... avant même que la course ne soit commencée. Et Gesca tente encore une fois, 5 jours avant la fin de la course, de manipuler cette course avec cet autre sondage bidon.

Ce n'est pas très démocratique, et ça doit être dénoncé. Gesca a parlé de ce blogue dans son journal et sur son site internet et je devrais peut-être les remercier. J'ai plutôt envie de les inviter à venir constater sur le terrain, les conséquences immondes du néo-libéralisme.

C'est vrai que devant ce fait, ils aiment mieux fermer les yeux. Mais la réalité est quand même là. Est-ce que des gens égoistes peuvent comprendre ces choses là ? Malheureusement non !

Guy Vandal

Les jeux sont fait, rien ne va plus !


Un peu plus de 130 000 personnes auront la chance d'intervenir dans le cours de l'histoire du Québec du 13 au 15 novembre. Ce qui est en jeu, c'est la possible disparition du PQ, certains diront on s'en fout, mais il y a pire.

Il y a présentement, à l'assemblée nationale, un gouvernement plus bas qu'à genoux devant un gouvernement fédéral de plus en plus méprisant envers les Québécois. Et devant ce fait, André Boisclair ne sait pas encore quand il déclenchera un référendum.

Cela veut dire que pendant Boisclair attend lui aussi les conditions gagnantes, Charest va continuer de vendre les richesses du Québec à ses amis du privé. Et cela veut aussi dire que le gouvernement fédéral continuera d'en profiter, pour empiéter de plus en plus dans les compétences provinciales. Il va rester quoi aux Québécois quand ces voleurs auront terminé leurs basses besognes ?

Vous pouvez voter dans cette course ? Rappelez-vous que...

- Élire Boisclair, c'est élire un faux progressiste.

- Élire Boisclair, c'est jeter bien des électeurs péquistes sociaux-démocrates dans les bras de Françoise David, assez pour permettre aux libéraux de survivre (ou à l'ADQ de se faufiler).

- Élire Boisclair, c'est élire un Mario Dumont version urbaine.

- Élire Boisclair, c'est élire quelqu'un qui sera incapable de dialoguer avec l'aile radicale du parti, où il n'a aucun appui, pas même circonstanciel.

- Élire Boisclair, c'est élire quelqu'un qui a fui le débat sur la langue organisé par la SSJBM.

- Élire Boisclair, c'est élire un candidat qui a fui le débat à l'ÉNAP où il lui aurait fallu parler du Manifeste de Lechien Bouchard et avouer qu'il aurait fort bien pu en être un des signataires.

- Élire Boisclair, c'est élire un démagogue qui insinue que les opposants au nationalisme dit civique seraient des partisans du «droit du sang»

- Élire Boisclair, c'est le retour aux années Bouchard, et en pire.

- Élire Boisclair, c'est élire du vent, vous vous rappelez Pierre-Marc Johnson ?

- Élire Boisclair, c'est aussi élire son équipe, celle qui a si bien géré la première crise de ce dangereux fumiste.

- Élire Boisclair, c'est la continuité de l'équipe Landry et le retour des conditions gagnantes.

C'est ça que vous voulez ?

Luc Potvin et Guy Vandal

P.S. J'ai trouvé cette image sur Vigile, que j'encouragerais financièrement si j'en avais les moyens.

vendredi, novembre 11, 2005

Fumiste il est, fumistes ils sont ! (2)

J'ai lancé un avis de recherche ce matin au sujet des dépenses de Boisclair quand il était ministre. Je pense avoir trouvé de quoi il est question. Ça se passe le 20, 21 et 26 novembre 1996. En fait, y se passe pas grand chose.

En répondant que c'était pire sous les libéraux, Boisclair a fait taire tout le monde !

Les gens ont raison de dire que péquistes et libéraux, c'est du pareil au même. Parce que C'EST DU PAREIL AU MÊME. Deux partis politiques rongés par des arrivistes, qui ne respectent que leurs intérêts personnels. La seule différence entre les deux, c'est que le PLQ a Power Corp derrière lui.

Dans cette course à la chefferie, les dirigeants péquistes se sont fait chauffer le derrière et pas à peu près, au sujet du risque Boisclair. Ils ont encore passé près de bouger, mais ils ont tous manqué de couilles à la dernière minute. Encore hier, le futur messie prêchait la bonne parole... M. Boisclair "a répondu à des questions précises. S'il y a d'autres questions précises, avec un lieu, une date, il doit répondre. sinon, on va à la pêche".

Ouuuuiiiiii M. Duceppe. Sauf que vous même, avez passé près de réveiller les membres du PQ le dimanche 25 septembre. Et votre propos était très pertinent...

"On ne peut pas, en politique, exclure des choses comme ça. On doit faire face à la musique. Dès lors qu'est posé un geste à connotation criminelle - on ne peut pas acheter ça au dépanneur du coin ! - , cela devient d'intérêt public"

Mais vous avez manqué de couilles, que vous n'avez probablement pas de toute façon, car le lendemain vous avez tenté d'atténuer vos propos. Il fallait bien obéir à tous ces arrivistes qui ne doivent leur beau salaire qu'à un mensonge répété depuis trop longtemps. C'est du courage ça M. Duceppe. Bravo. Ça en prend des forts comme vous pour nous mener vers la terre promise. Des promesses, vous savez combien on s'en régale !

Est-ce que je me trompe M. Duceppe ou bien ça ne vous dérangerait pas tant que ça de voir Boisclair se planter ? Ça vous servirait le trône sur un plateau, non ?

J'écris ce billet un peu dégoûté. Aujourd'hui, moi, indépendantiste depuis 1976, je me sens idiot. J'ai encore une fois fait confiance à ce parti politique. Comme je voulais voter, je suis devenu membre du PQ. Puis-je vous dire que je regrette mon $5.00 dollar perdu ?

Mesdames et messieurs les arrivistes qui sévissez au Bloc et au PQ, vous qui ne dites rien rien sur le danger Boisclair parce que...

► a) Conflit d’intérêt personnel; j’appuie André Boisclair coûte que coûte, je ne veux pas me créer des problèmes dans le parti, tel le gel de mon avancement, voire mon expulsion, ou mettre en doute ma réélection.

► b) Préserver la réputation de mon parti; je ne veux pas assumer le risque de créer des difficultés au parti.

► c) Conserver le pouvoir à tout prix; il est plus important de conserver le pouvoir que de dénoncer les fautes criminelles d’un ministre de mon parti.

► d) Je m’en lave les mains; c’est une affaire personnelle et je ne suis pas responsable du comportement de mes collègues.

► e) Réaliser mes ambitions personnelles; je ne dois jamais ternir mon image n’y dresser des embûches qui deviendraient des obstacles à la réalisation de mes ambitions.

... ce blogue tire à sa fin.

Mais ce n'est pas la fin. Sachez que le dernier texte qui sera publié ici, demandera qu'une véritable enquête, pas une avec des juges achetés, soit instituée sur la manipulation des dirigeants péquistes dans cette course à la chefferie.

Vous n'avez pas osé dénoncé votre collègue parce que vous savez très bien que vous aussi, vous en avez des squelettes dans vos placards. Mentir aux indépendantistes comme vous l'avez fait pendant toutes ces années, ce n'est pas ce qu'il y a de plus honnête comme comportement. Il n'y a pas de différence entre votre façon de faire de la politique et celle des libéraux. Vous êtes aussi magouilleurs qu'eux, et ce n'est pas l'arrivée de votre clown qui y changera quelque chose.

Le PQ est une formation politique en chute libre. Oubliez ça que cette formation est la seule qui peut nous mener à l'indépendance du Québec. Si on cherchait juste un peu, on se rendrait compte que les dirigeants péquistes ont été, et sont toujours, aussi magouilleurs que ceux qui se sont présenté devant le juge Gomery.

Le plus drôle, c'est qu'ils auront été trop aveugle pour se rendre compte qu'avec Boisclair, ils ne pourront même plus diriger un gouvernement provincial !

Guy Vandal

La meilleur arme du PQ pour vaincre Charest ?


Bonjour Monsieur Vandal,

Vous avez vu la une de La Presse en ce jeudi 10 novembre ? André Boisclair sort indemne du dernier débat

C'est de l'information sérieuse, ça ? C'est vraiment ça, la nouvelle du jour ? Franchement !

Si ce n'est pas de la PUB, de la vraie PUB, de la très grosse PUB en faveur du candidat Boisclair, qu'est-ce que c'est ?

Power Corporation veut Boisclair comme chef du PQ... pour que le PQ coule mieux ensuite.

Y a-t-il encore, dans la salle, de véritables naïfs pour en douter ? Non, il y a ceux qui font semblant d'être naïfs.

On dira qu'il y a, dans les pages intérieures de La Presse, un article de Vincent Marrissal plutôt négatif sur Boisclair. C'est vrai. Mais faut bien que Power Corporation puisse se défendre...

La une ! La une ! Quiconque a une connaissance même rudimentaire du fonctionnement des médias en général et des journaux en particulier sait fort bien l'impact démesuré que peut avoir la une d'un quotidien. Les gens qui passent en vitesse devant les kiosques à journaux en jetant un rapide coup d'oeil, ils ne voient que ça. Il n'y a jamais rien d'innocent dans le montage de la une d'un quotidien. Tout est pensé dans les moindres détails.

À quelque jours du vote des membres du PQ, quand La Presse de Power Corporation met en gros plan le visage souriant de Boisclair au sommet de sa une, tout juste à côté de son logo, avec le titre suivant : «André Boisclair sort indemme du dernier débat», comme si c'était ça, la nouvelle du jour, ça veut juste dire une chose, et une seule :

L'ultra-fédéraliste Power Corporation souhaite, espère et veut l'élection de Boisclair au poste de chef du PQ.

On la comprend. Avant cette course à la chefferie, Boisclair n'a jamais été fort en matière de promotion de l'indépendance. Et, par ailleurs, c'est un néolibéral, obsédé par l'élimination du déficit et favorable aux privatisations.

Avant de voter, les membres du PQ doivent donc se demander si le favori de Power Corporation, compagnie propriété de la belle-famille de Jean Chrétien, est vraiment celui dont le PQ a besoin comme chef.

La réponse est évidente et c'est : non. Un véritable indépendantiste n'aurait jamais pu bénéficier ainsi de la PUB de Power Corporation.

À partir de maintenant, quand on prononce le nom de Boisclair, il faut systématiquement ajouter : «le préféré de Power Corporation», ou «le préféré de Gesca», ou encore «le préféré d'Ottawa».

À la prochaine !

Luc Potvin

Avis de recherche !!!

Michel David a écrit ceci hier, dans son texte Job de bras...

« À peine quelques mois après la nomination de M. Boisclair au cabinet, l'opposition libérale s'était inquiétée de l'importance de ses comptes de dépenses, souligne le Globe. »

Oui, oui... c'est un vrai avis de recherche. Si quelqu'un en sait plus que moi sur le sujet, écrivez-moi le plus tôt possible. Merci !

Guy Vandal

Un petit sondage avec votre somnifère ?

Je veux bien croire que Boisclair est le candidat de Gesca, mais après avoir lu cet article, c'est à se demander si la société d'état ne désire pas voir Boisclair aux commandes du PQ ! Voici ma petite analyse et bravo pour votre site !

TITRE : Course au PQ: Boisclair devance largement Marois

Boisclair en avance ou Marois tire de l'arrière aurait largement suffi

S'il faut en croire un sondage publié dimanche par le quotidien La Presse, André Boisclair serait en passe de remporter haut la main la course à l'investiture péquiste.

1- Serait en passe ? Haut la main ? Haut la main avec un chapeau de cowboy dans l'entre main ? Prochain grand titre de La Presse : Boisclair chevauche les élections ! Boisclair à califourchon sur le PQ ! Boisclair en selle !

En effet, selon un sondage CROP-La Presse réalisé entre le 12 et le 26 octobre, André Boisclair recueille un tel appui chez les électeurs péquistes qu'il pourrait même être élu à la tête du Parti québécois dès le premier tour de scrutin.

1- Wow cest vraiment impressionnant ! UN TEL APPUI !

2- Chez les électeurs péquistes ? qui sont-ils, des membres du parti ou des simples citoyens comme moi qui voteront pour le PQ à la prochaine élection ?

Avec 59 % d'appuis contre seulement 23 % pour sa plus proche concurrente, Pauline Marois, il est fort probable que l'ancien député de Gouin, s'il ne chute pas en fin de course, prenne les rênes du parti d'ici deux semaines.Pauline Marois, quant à elle, accuse un tel retard sur M. Boisclair que même dans l'éventualité d'un ralliement de tous les autres candidats à la sienne, il lui manquerait encore 18 points pour rattraper André Boisclair.

1- Contre seulement... seulement contre aurait suffi

2- Il est fort probable... les nerfs Nostradamus

3- S'il ne chute pas... tu veux dire s'il ne fait pas une rechute

4- Accuse un tel retard... Wow, cest vraiment impressionnant, UN TEL RETARD !

Richard Legendre, lui, ne recueille que 5 % d'appuis. Quatre autres candidats, dont Louis Bernard, reçoivent chacun environ 1 % des voix.

Ce sondage a été mené auprès de 1008 Québécois et est précis à 3 %, 19 fois sur 20.

1- Tiens, se ne sont plus des électeurs péquistes mais des Québécois !

Commentaires des principaux intéressés

Les candidats péquistes ont commenté les résultats du sondage.

André Boisclair, donné vainqueur dès le premier tour du scrutin, est demeuré prudent. « Le défi, pour moi, ça sera de faire en sorte que les gens aillent voter, a-t-il reconnu. Il y a toute une opération de sortie de vote qu'on est en train d'organiser. »

1- C'est un vote par téléphone ! Le monde n'ont pas besoin de sortir, faire sortir quel vote ?! Vous avez 3 jours pour les appeler, faudrait être badlucké pour pas réussir à faire sortir le vote ! C'est la première fois dans un foyer québécois qu'on entendra après le souper : Hey chérie vient en, on va aller voter... Et le couple se dirige vers le téléphone.

De son côté, Pauline Marois a assuré qu'elle sentait « le vent tourner » en sa faveur depuis deux semaines.

Pour leur part, Richard Legendre et Louis Bernard ont martelé que les sondages ne reflétaient pas leurs données de « pointage » et qu'ils demeuraient dans la course.

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Sérieusement, comment peut-on écrire un article aussi biaisé et si peu crédible ? Pour la 14012 (lire cent quarante douze)ième fois, se sont les membres du PQ qui voteront pour élire le successeur de B.Landry ! Pas l'électeur péquiste, pas le québécois. LE MEMBRE ! LE MEM-BRE !

Hypothèse : Comme Boisclair est le favori de GESCA, le journaliste de Radio-Canada a probablement retranscrit l'article que Cyberpresse a publié. Finalement, ce texte n'est... que de la poudre aux yeux !

Rudy Desjardins

jeudi, novembre 10, 2005

7ième débat: Idées intéressantes, médias ailleurs !

Les deux derniers débats, avant celui d'hier, était franchement d'un ennui mortel. Je pensais bien que ce serait la cas avec le dernier mais je me suis trompé...

Ça commence par un discours ennuyant de la présidente Monique Richard. Elle termine en disant que nous allons prendre la route de la souveraineté. Certains partisans ont plutôt peur de prendre le champ de ce temps là, mais de ça elle n'en a pas parlé !

Je n'avais jamais remarqué que les candidats étaient accueillis un par un... comme dans une finale au hockey quand on présente les joueurs... un par un. Avec les applaudissement et tout et tout. Assez quétaine mais bon, j'imagine qu'il y a des penseurs au PQ qui comprennent des dimensions qui m'échappe. Boisclair a été le plus applaudit...

La présidente du débat le rallonge... pour un peu de radotages et remerciements, comme on voit au gala de l'ADISQ. Ça fait pas dix minutes que le débat est commencé que je commence déja à le trouver long.

Première partie. Enfin !

Chaque candidat a 4 minutes pour s'exprimer sur un thème démocratiquement choisit(sic) par les dirigeants et fonctionnaires péquistes. Je vais essayer de résumer ce que je pense de l'intervention de chacun.

Richard Legendre: Marque un bon point quand il parle de prévention... mais en perd quelques uns dans le reste de son intervention. Une impression de déja entendu.
Jean-Claude St-André: Riches et pauvres doivent avoir accès aux soins de santé. Du contenu du début à la fin. Semble avoir compris à quoi servent ces débats. Dommage que les médias le démonisent...
Pauline Marois: Sérénité, ouverture... une lutte sans merci contre la pauvreté... beaucoup de promesses !
Ghislain Lebel: Très confus comme début de présentation. N'utilise pas beaucoup sa feuille contrairement à d'autres. Le problème avec ce candidat, c'est que chaque fois où il est pertinent, on peut s'attendre à une idiotie dans sa phrase suivante.
Louis Bernard: Il faut le croire sur parole quand il compare notre système de santé avec celui des autres pays... c'est nous qui avons le meilleur. Il dit aussi que ce n'est pas vrai que nous avons un système de santé à deux vitesses au Québec. Hmmm. Les entreprises privées comme les organismes communautaires ont leurs place à jouer. Ça ne dit pas clairement je suis pour la privatisation, mais pour qui sait lire entre les lignes. Il se trouve fameux à la fin quand il nous sort un slogan digne des contes de fées... Contre le vieillissement de la population, proposons un rajeunissement de la vieillesse. À la fin, Boisclair l'applaudit ???
André Boisclair: Il salue tout ceux qui travaille dans la santé. L'état garant de la qualité des soins. Ça fait rien d'en donner un peu au privé à condition que l'état garantisse les soins. La belle affaire... néolibéral. On dirait que lui aussi, tout comme Bernard, veut refiler la santé aux organismes communautaires.
Gilbert Paquette: Fait le lien entre santé et pauvreté. Le premier à parler du lobbying des compagnies pharmaceutiques.
Jean Ouimet: Une place aux médecines douces. L'état ne devrait pas consommer... C'est pas à l'état de subventionner la consommation de drogue. Un peu moins hystérique dans ce dernier débat, mais pourrait encore améliorer. C'est vrai que les candidats marginaux n'ont pas d'équipe de faiseurs d'images pour les seconder.
Pierre Dubuc: Ce candidat aurait intérêt à apprendre ses présentations par coeur. Ça devient étourdissant de le voir baissé la tête constamment sur son texte. Amène des points très intéressants dans sa présentation. Il parle de la hausse du prix des médicaments, des profit faramineux des compagnies pharmaceutiques. Les deux compagnies d'assurance privé Great West et London Life appartiennent toute les deux à Power Corp. La privatisation dans le domaine de la santé fait énormément l'affaire de ces gens, évidemment. Le jugement de la cour suprème est du bonbon pour la famille Desmarais. On a rien vu de ce qu'il a dit aujourd'hui dans les médias !!!

Partie trio.

St-André, Marois, Legendre: Pourquoi l'état ne prendrait pas en charge l'ensemble du programme de l'assurance médicament ? dixit St-André. Legendre répond que la province ne peut pas, mais l'État oui. Marois ne semble pas parti pour répondre à la question de St-André. Elle parle de prévention de lutte contre la pauvreté. Legendre demande à Marois si notre système de santé va subir 5 années de perturbations ou 5 années d'amélioration au lendemain d'un référendum. St-André demande qui va financer les caisses que propose Legendre, Marois et Boisclair. Il dit aussi... Est-ce qu'on va prendre le pouvoir pour faire la même chose que les libéraux ? Il n'a pas obtenu de réponse claire des deux autres candidats. Marois rêve que les citoyens paient plus d'impôt. Ce serait la preuve qu'ils seraient plus riches. Y'a de la magie dans l'air.

Boisclair, Lebel, Bernard: Lebel fait une intervention pertinente apres avoir entendu les promesses des deux autres. Vous avez envoyez 13000 employés de la santé à la retraite dans le but d'atteindre le déficit zéro. Et celle-là... Vous refusez de vous poser les vraies questions... Si on est pas souverain, on se les pose quand les questions. Notre régime fiscal est plus juste que n'importe quel autre système, dixit Bernard. Ça me fait penser au plusss meilleur pays du monde de Jean Chrétien. Boisclair est un peu plate à écouter car ce qu'il dit n'est que du vent. Lebel ajoute ceci après une autre intervention pleine de promesses de Boisclair... On peut se donner tous les objectifs que l'on peut imaginer... si on est sûr de ne pas les atteindres.

Dubuc, Paquette Ouimet: Les 12 minutes avec ce trio ont été très instructives. C'était tellement instructif que les médias ont oublié d'en parler dans les nouvelles. Je ne retransmet pas ce qu'ils ont dit ici, mais si ça vous intéresse, le débat est disponible dans les archives du PQ. Les trois ont été intéressants mais il n'y a pas eu de débat entre eux, que des idées lancées. C'est dommage que ces candidats soient marginalisés. J'ai retenue ceci de Pierre Dubuc... Les compagnies de médicaments sont parmi les plus rapaces au monde.

Question des membres.

Une question pigée au hasard... à un candidat pigé au hasard. Je trouve cette partie des débats royalement stupide. C'est dans cette partie du débat que Legendre avait du demander une autre question, car il n'avait pas de réponse à la première qui lui était posée !!!

Il n'y a rien à retenir, c'est trop con comme formule !

Conclusion.

Dubuc: Nous dit pourquoi il s'est présenté. Profite de son dernier message pour donner son appui à Marois.
Ouimet: Un mélange de bonnes idées et un peu de rêveries...
Paquette: Pour être à la fois lucide et solidaire la vraie solution ce n'est pas la réduction de la dette mais la réduction de la pauvreté. Beaucoup de chiffres dans sa conclusion. Lance quelques jabs à ceux qui rêvent de diriger un gouvernement provincial.
Boisclair: Beaucoup de clichés. Une course qui m'a permit de vous parler de mon espoir du Québec. Je suis comme vous, conscient que la souveraineté n'est pas loin de nous(sic). J'ai tout fait pour donner de la fierté aux gens. Ce sont des milliers de jeunes qui ont dit oui. Plus de 32 000 nouveaux que toute l'équipe que j'ai réuni est allé chercher. L'équipe que tu as réuni ou l'équipe qu'on t'as servi sur un plateau d'argent André ? Petite joie, à la fin de son "discours"... il se fait fermer le micro. Et dans les applaudissements on entend des André André André... comme on entendait Johnson Johnson Johnson dans le temps !
Bernard: Bof. On voit Boisclair derrière lui et on dirait une statue. J'ai l'impression que Boisclair se prend pour le général de Gaule.
Lebel: Je suis là pour vous dire qu'on avance pas. C'est un bon constat, mais ça ne doit pas le déranger tant que ça puisqu'il a donné son appui à Boisclair à la fin de la soirée.
Marois: Les Québécois ne se contenteront pas de phrases creuses, de jovialisme et de langue de bois. Et vlan dans les dents mon André !
St-André: Très bonne conclusion. Donne des exemples de pays qui n'ont pas réussi leur souveraineté malgré un vote favorable et d'autres qui ont pris le temps de se préparer et qui ont réussi.
Legendre: Parle d'unité, de calme et d'esprit d'équipe. Le mot pays revient souvent, François doit lui avoir dit que c'était payant de dire souvent ce mot quand il s'adresse aux gens.

À mon avis, les gagnants de ce débat ont été les candidats marginalisés par les médias. Dubuc, Paquette, St-André, et dans une moindre mesure Ouimet, ont définivement présenté les idées les plus intéressantes. Mais comme les médias ont décidé que ces candidats n'étaient pas intéressants... ce qu'ils ont dit dans ce débat n'a pas été discuté dans les médias aujourd'hui.

C'est malheureusement comme ça que les médias font de la politique de nos jours. C'est pas très démocratique, mais bon !

Guy Vandal

Un peu de lucidité journalistique...

« C'est ironique: depuis quand faut-il s'excuser pour avoir émis une opinion dans une course à la direction d'un parti? Ce sont plutôt ceux qui ont fait toute la course sans émettre une seule idée dont on peut se souvenir qui devraient s'excuser. Et ils sont nombreux parmi les neuf aspirants. »

« Jean Charest a eu deux grands moments dans sa carrière politique au Québec: lors du référendum de 1995 et lors de la dernière campagne électorale. Les deux fois, les conséquences de la souveraineté ou le risque d'avoir un référendum occupaient toute la place en toile de fond. »

« André Boisclair, s'est tenu volontairement loin des questions politiques controversées, qu'il n'a pas accordé de longues entrevues de fond et qu'il s'est le plus souvent réfugié derrière de ronflants clichés pour éviter les questions plus délicates. »

Vincent Marissal, La Presse via Vigile.

« Si le camp Boisclair a été incapable de museler Jean Ouimet avec cette ridicule mise en demeure, pensez-vous que le PQ va pouvoir imposer la moindre retenue aux candidats des autres partis ? La prochaine campagne pourrait très bien être la plus sale de l'histoire du Québec. »

« Le débat de mardi soir au Point a donné lieu à un dégonflage de première classe. Richard Legendre, qui, la veille encore, sommait M. Boisclair d'être plus précis au sujet de sa consommation de cocaïne, s'est dit satisfait sans que l'autre ait eu besoin de donner la moindre explication additionnelle. »

Michel David, Le Devoir via Vigile.

Des idées, André Boisclair ? Quelles idées ?

Le débat d'hier fût moins ennuyant que les deux derniers. Le texte que je veux publier sur le sujet n'étant pas encore prêt, vous devrez attendre à ce soir si vous voulez savoir comment j'ai vu ce débat. Les médias n'ont pas vu la même chose que moi, comme d'habitude, mais je pense sincèrement que ce sont les candidats marginalisés (par ces mêmes médias) qui ont dit les choses les plus intéressantes dans ce dernier débat.

Le texte devrait être prêt ce soir mais je ne sais pas à quel heure. En attendant vous pouvez revoir ce débat sur le site du PQ. Si ça ne marche pas avec Firefox, ouvrez la fenêtre avec Internet Explorer...

Ceci étant, je pense depuis le début de cette course que Boisclair n'a rien de consistant à proposer d'autre que son image de beau gosse. Luc Potvin aussi...(G.V.)

Dans l’entourage de M. André Boisclair, on déplore que le débat porte bien davantage sur les frasques passées du candidat que sur ses idées.

Mais quelles idées ? Voilà le problème. Quelles idées ?

M. Boisclair a-t-il déjà publié un texte de fond exposant sa vision du Québec en général et de l’indépendance en particulier ? On ne parle pas ici d’un livre, simplement d’un texte occupant par exemple la moitié, au moins, d’une page d’un journal comme Le Devoir ou La Presse ? On cherche…

Pour connaître sa pensée, force est de se contenter de ses boniments sur son site Internet de campagne et son blogue, de ses petits discours et des entrevues qu’il donne ici et là.

À travers tout le fatras des clichés à la mode sur le développement durable, l’ouverture sur le monde et autres tartes à la crème de même fournée, on arrive quand même à dégager deux grandes idées-maîtresses, mais qui n’ont rien de bien original, c’est le moins qu’on puisse dire.

1º Un nationalisme dit civique par opposition à un nationalisme supposément ethnique.

2º Un néolibéralisme guère différent de celui de MM. Charest et Dumont

Au nom d’une conception purement civique de la nation, M. Boisclair évacue de son discours presque toute référence à notre histoire quatre fois séculaire. C’est d’autant plus effarant que c’est d’une prise de conscience historique qu’est né le mouvement indépendantiste contemporain. A l’origine, en effet, l’indépendance était présentée comme l’unique moyen pour notre peuple d’accéder à la modernité sans devoir pour autant renoncer à son identité, à sa langue et à sa culture, autrement dit comme l’unique moyen d’échapper au sort tragique de sa diaspora nord-américaine.

Qu’est-elle devenue pour M. Boisclair et les tenants du nationalisme dit civique ? Quelle fin lui assigne-t-on désormais ? On se le demande.

Officiellement, on a le choix entre le paiement de la dette, le rééquilibre fiscal, l’increvable développement durable ou toute autre babiole ne s’élevant pas au-dessus de ce que le général de Gaulle appelait l’intendance. Et sur tous ceux qui redoutent l’effet démobilisateur de pareille dilution du discours indépendantiste s’abat la démagogie la plus délirante. Dans un esprit typiquement trudeauiste, on les accuse de nationalisme ethnique et, comme le fit récemment M. Boisclair, on leur oppose le droit du sol, comme s’il y avait déjà eu, dans toute notre histoire, ne serait-ce qu’un seul partisan d’un quelconque droit du sang.

Puis, quand ce genre de calomnie ne fonctionne plus, on justifie la mise au rancart de l’argumentaire indépendantiste originel en tirant prétexte du fait que notre émancipation économique s’est produite avant l’indépendance. La belle affaire ! Comme s’il n’était pas évident que cette fameuse émancipation économique, seule notre lutte pour l’indépendance l’a rendu possible en forçant Ottawa à nous jeter un peu de lest. Et comme s’il n’était pas tout aussi évident que, sans l’indépendance, rien de ce que nous avons accompli pour sortir de notre vieille condition de porteurs d’eau ne subsistera, dans la mesure où, sans l’indépendance, rien de tout cela n’est irréversible, bien au contraire.

Quant au néolibéralisme de M. Boisclair, il ressort clairement de la priorité qu’il attribue au remboursement de la dette. Il ressort tout aussi clairement de la place qu’il se dit prêt à faire au secteur privé dans des domaines, notamment les divers services sociaux, où le bien commun ainsi que l’intérêt public et national commandent le maintien du monopole de l’État. Mais, là-dessus, accordons au moins à M. Boisclair le mérite d’une certaine cohérence.

La nation purement civique, la nation sans culture particulière ni conscience historique dont il nous rebat les oreilles, c’est bien la nation telle que la préfèrent les rapaces de la mondialisation néolibérale.

C’est la même nation anonyme que celle de Trudeau, celle où les droits de la collectivité dans son ensemble sont niés au profit des seuls droits individuels et où, par conséquent, rien ne freine le libre et sauvage mouvement des capitaux. Progressistes, les apôtres du nationalisme civique comme M. Boisclair ? Quelle illusion ! En réalité, la droite néolibérale compte peu d’agents aussi efficaces.

En conclusion, oui, M. Boisclair a bien quelques idées. Mais, faute de textes quelque peu étoffés, il faut les chercher. Aussi, quand on les a trouvées, ça ressemble passablement aux thèses de l’anti-historien Gérard Bouchard ainsi qu’au récent manifeste de son frère Lucien, l’ancien mentor du jeune candidat. Et ça flanque la nausée.

Si c’est ça, le chef dont le mouvement indépendantiste a besoin…

Luc Potvin

mercredi, novembre 09, 2005

Parlant de somnifère...

J'ai commencé ce texte au milieu de l'après-midi mais j'hésitais à le publier...

3h15 pm. Ce soir, le 7e et dernier débat portera sur la santé. Je vais essayé de l'écouter et si je ne m'endors pas avant la fin, vous aurez droit à un compte rendu...

Le problème avec ces débats c'est qu'ils sont tellement plates, que c'est difficile de rester concentré jusqu'à la fin. Dans le cas de Boisclair, c'est pas évident parce qu'il n'y a absolument rien de consistant dans ce qu'il dit. Que des promesses de jours meilleurs... quand le Québec sera souverain et que la croissance économique sera supérieur à 2.5 %.

La santé gruge beaucoup d'argent dans le budget de la province, et les médicaments prennent une part de plus en plus importante dans ce budget.

Sachant que des compagnies pharmaceutiques ont déja participé aux soupers de financement du Bloc et du PQ, j'ai hâte de voir les "idées" du candidat Boisclair au sujet des compagnies pharmaceutiques qui s'en mettent plein les poches, au dépens des citoyens, à une époque où les médicaments sont aussi facile à obtenir que des bonbons.

Quand on sait que pour chaque "problème" de santé il y a un médicament "adapté", le dangereux fumiste pourrait regarder s'il n'y aurait pas gaspillage et/ou copinage de ce côté-là, ne trouvez-vous pas ?

À suivre...

Guy Vandal

M.Boisclair, parlez-nous de votre ex-chef de cabinet !

Puisque que le dangereux fumiste refuse d'etre plus transparent dans cette course, je vais tenter avec ce blogue d'être le plus virulent possible d'ici la fin de ce mélodrame...

Une des questions qui sera posée cette semaine au fumiste ressemblera un peu à ceci: M.Boisclair, votre ex-chef de cabinet Luc Doray a été reconnu coupable de fraude quand il était à votre service et au service du gouvernement et on sait maintenant que c'était pour se procurer de la coke. Jurez-vous que vous ne saviez rien des problèmes de consommation de Luc Doray ?

C'est moi qui vous la pose aujourd'hui, ce sera vos adversaires lors de la prochaine campagne. Celle-là et plusieurs autres !

Ça fait longtemps que j'ai le goût de poser des question à Boisclair au sujet de Luc Doray. J'aurais même voulu écrire un texte sur le sujet. J'étais sur le bord d'en composer un quand j'ai eu la géniale idée de faire avant, une recherche Doray + Boisclair sur le net. J'ai trouvé ce texte de Pierre Cloutier. Comme il exprime clairement ce que je pense, pourquoi me forcer ?

C'est la deuxième fois qu'un texte de Pierre Cloutier est publié dans ce blogue. Je pense sans le connaître que Pierre Cloutier est un vrai indépendantiste. Si je ne me trompe pas, il est "persona no grata" dans l'armada de carriéristes qu'on retrouve au Bloc et au PQ.

Merci M.Cloutier ! (G.V.)
***
Date: 21-09-2005 10:53

Il y a des partisans aveugles et inconditionnels d'André Boisclair sur ce forum et ailleurs qui veulent absolument que cette "énorme" histoire de coke concernant André Boisclair disparaisse au plus vite des écrans radars afin que leur candidat poursuive son chemin jusqu'à la victoire.

Ces partisans ne se rendent pas compte à quel point cette histoire éclabousse le Parti québécois, ternit son image et risque de lui causer un tort considérable non seulement lors des prochaines élections mais également lors du prochain référendum.

Ils vont tout faire pour enterrer l'affaire et tenter nous faire croire que la population est prête à accepter ce genre de comportement. Mais, ce faisant, ils ne rendent service ni à eux-mêmes, ni au Parti qu'il prétendre servir et ni à la population.

Il y a plusieurs choses qui n'ont pas été dites lors des derniers jours et qui, à mon avis, sont absolument essentielles à analyser et à comprendre.

La première et la plus importante - à mon avis - est de s'interroger sur les sources d'approvisionnement en cocaine de Boisclair pour chercher à savoir comment ce fait pouvait influencer un ministre en exercice dans son processus décissionnel.

A cause de son illégalité et contrairement au tabac et à l'alcool, on ne peut pas acheter de la cocaine en vente libre chez le dépanneur du coin. On doit donc s'apprivisionner sur le "marché noir".

Contrairement au cannabis qui pousse à l'air libre et dont le marché peut être partagé entre des milliers de producteurs indépendants, la cocaine est produite à l'étranger et importée au Canada par des organisations criminelles assez bien structurées, principalement au Québec et à Montréal, soit les bandes de motards criminalisés ou encore la mafia italienne.

Lorsqu'on est un ministre ou un personnage public connu, l'approvisionnement en cocaine auprès de ces organisations criminelles pose un problème très sérieux à cause du pouvoir de chantage ou de pression que l'on concède à ces organisations criminelles.

Boisclair, pour consommer de la cocaine durant les années où il était ministre, a dû s'approvisionner quelque part et c'est ce "quelque part" qu'il serait intéressant de connaître - par intérêt public - afin de pouvoir savoir de façon sûre s'il n'a pas été l'objet de chantage ou de pressions indues alors qu'il était ministre.

Qui était donc celui ou ceux qui fournissaient la coke à Boisclair? La payait-il? Si oui, à quel prix? Était-ce un prix de faveur, en retour de petits services? Passait-il par un intermédiaire ou rencontrait-il directement son fournisseur? Quelle relation s'est-il établie entre Boisclair et son "pusher"?
S'il devient chef du Parti québécois ou premier ministre du Québec, est-il permis de penser que ce "pusher" pourra encore se manifester et mettre de la pression sur le Parti québécois ou le gouvernement du Québec dirigé par André Boisclair.

On a parlé de son ex-chef de cabinet Luc Doray, qui dépendant à la cocaine, a commis des fraudes pour nourrir sa dépendance. Boisclair faisait-il acheter sa coke par Doray? Où Doray la prenait-il? Était-il vulnérable au chantage ou à des pressions politiques venant d'organisations criminelles?

Luc Doray a été accusé de fraude, d'usage de faux et d'abus de confiance comme fonctionnaire, dans le dossier portant le numéro 500-01-004297-997 (district de Montréal). Son avocat était Me Richard Brouillard, la procureure de la Couronne était Me Marie Josée Di Lallo et le policier poursuivant était M. Roland Fréchette de la Sûreté du Québec.

M. Doray a plaidé coupable à l'accusation de fraude le 21 février 2001 et la Couronne a retiré les chefs d'usage de faux et d'abus de confiance. Le juge Claude Parent l'a condamné le 25 mai 2001 à une peine d'emprisonnement avec sursis de 8 mois, plus une probation de 2 ans et une amende de 4,000$.

Tous ces faits ne sont pas des ragots et sont facilement vérifiables au plumitif du Palais de Justice.

Donc, je résume: qui fournissait Boisclair en coke? Luc Doray a-t-il joué un rôle dans cela? Si oui, qui était le "pusher" de Doray et pour qui travaillait-il? Si non, qui était le "pusher" de Boisclair et pour qui travaillait-il?
Est-ce que Boisclair a été victime de chantage ou de pressions politiques indues par son ou ses pushers et/ou l'organisation criminelle qui les "emploient"?

Sera-t-il vulnérable dans l'avenir s'il devient chef du Parti québécois ou premier ministre?

Ceux et celles qui pour des motifs de partisannerie aveugle veulent enterrer le dossier sous prétexte qu'il faut passer à d'autres choses ne rendent ni service à la vérité ni à l'honnêteté ni à la transparence ni au sens moral et de l'éthique.

Je vais avoir beaucoup de difficultés à militer dans un parti politique dont certains membres veulent nous manipuler à ce point. C'est inimaginable et inacceptable.

André Boisclair n'a pas le choix. Il doit se retirer de la course. Claude Charron a démissionné pour un vol à l'étalage. Bernard Landry, parce que 200-300 "grenouilleux" du Parti ont voté contre lui. Et André Boisclair resterait en selle après tout ce qu'on sait maintenant.

Si, comme membre du Parti québécois, nous acceptons cela, nous avons perdu tout sens moral et de l'éthique.

Et ne vous trompez pas. J'ai été, dans ma vie, un avocat - un des seuls au Canada- anti-prohibitionniste réclamant la réglementation contrôlée du cannabis, de la cocaine et de l'héroïne.

L'histoire de Boisclair, ce n'est pas une histoire de "dope". C'est une histoire de personnage public, d'actes criminels, d'organisations criminelles, de chantage, de pressions politiques et de fonds publics.

C'est ÉNORME!

Pierre Cloutier

mardi, novembre 08, 2005

L'arrogance n'est pas une réponse !

Je commence à penser sérieusement que le dangereux fumiste ne finira pas cette course...

Ce matin dans Le Devoir, on apprend que l'ancien ministre Daniel Paillé retire son appui à André Boisclair. Ça commence bien la journée n'est-ce pas André ? Ton équipe doit commencer à avoir le moral dans les talons. J'avais préparé un texte qui te posait d'autres questions, mais je vais attendre un peu avant de le publier parce que je trouve les propos de Daniel Paillé très pertinents...

Ton affaire de coke n'était pas juste un mauvais moment à traverser; c'était une importante et prévisible crise à gérer. Tu n'as pas su le faire alors que gérer le Québec, province ou pays, comme tu y aspires, exige bien davantage. Et ce ne sont pas les quelques cas théoriques ou historiques de Harvard qui forment un leader.

Car, ce qui est lourd de conséquences, ce ne sont pas les gestes que tu as commis, c'est que tu les aies commis pendant que tu étais ministre. Ce n'est pas parce que ton boss d'alors a manqué de lucidité qu'il faut minimiser l'affaire. Un ministre doit exercer du leadership et être au-dessus de tout soupçon. Son entourage aussi. Or, ce n'est pas ce que tu as démontré. Ton entourage d'alors (bien que certains aient payé leurs dettes à la société) non plus.

C'est comme si l'histoire se répétait d'une certaine façon, car force est de constater, à la lumière des déclarations récentes de tes hommes de maintenant, que l'entourage d'aujourd'hui n'est pas celui d'un leader. Et ton attitude publique alors. Après avoir minimisé le tout, devant l'insistance d'une presse que tu connais pourtant fort bien, tu es devenu «soupe au lait». T'en prendre aux journalistes sur ton «intégrité physique» était nettement exagéré. Refuser l'entrevue de fond au Devoir ou sortir de TVA sans politesse, voilà les gestes de colère d'un enfant gâté, pas l'attitude d'un leader.

Un leader doit aussi savoir faire de simples règles de trois, surtout en matière de crédits en éducation, sinon il risque de passer pour un enfant d'école. Un leader devrait savoir combien coûtent ses propres propositions et ne pas avoir l'air étonné qu'on lui demande d'être précis.

Depuis que l'histoire de coke est réapparue dans les médias, l'équipe Boisclair a démontré qu'elle était complètement nulle dans la gestion de crise. Et c'est la même équipe que les membres du PQ éliront peut-être le 15 novembre. Ça fait réfléchir. Tout ceux qui ont profité de leur "prestige" de député du Bloc ou du PQ pour donner leur appui à Boisclair, doivent commencer à être gènés.

C'est clair et net qu'ils n'ont pas réfléchi beaucoup avant d'appuyer ce fumiste. Combien de ces arrivistes oseront faire la même chose que Daniel Paillé d'ici le 15 novembre ?

Guy Vandal

lundi, novembre 07, 2005

Haut niveau d'incompétence !

À la façon dont la crise que vit le dangereux fumiste est gérée par son équipe, on n'a maintenant la preuve qu'il est possible d'être plus incompétent que l'équipe Charest.

La dernière trouvaille ? Une mise en demeure personnelle pour que Jean Ouimet cesse de propager des rumeurs à l'endroit d'André Boisclair. Le hic, c'est que dans la mise en demeure, il est aussi dit que Ouimet ne doit pas dévoiler aux médias le fait que l'équipe Boisclair lui a envoyé une mise en demeure !!!

C'est pas rien ça. Pourquoi une mise en demeure confidentielle ? Pour nier l'avoir envoyée ? Évidemment que l'équipe Boisclair n'a pas voulu commenter... comme d'habitude. Boisclair a foutu le PQ dans la merde et au lieu d'avoir la décence de se retirer, il fait de la petite politique. Et ça veut devenir un leader au Québec ?

Mauvaise nouvelle pour vous M. Boisclair. Je ne suis pas politicien mais j'ai rencontré énormément de Québécois dans ma vie. J'ai confiance en leur jugement. Quand la lune de miel artificielle sera terminée, vous serez peut-être expulsé manu militari à Toronto, couvert de goudron et de plumes !

Guy Vandal

P.S. Ne vous en faites pas M. Ouimet. L'équipe Boisclair ne donnera pas de suite à cette mise en demeure maintenant que vous l'avez rendu publique. Je ne suis pas toujours tendre avec vous dans ce blogue, (Je trouve que vous êtes un peu hystérique quand vous présentez votre point de vue dans les débats.) mais je dois saluer votre courage.

Ceux qui vous accusent d'être merdique dans cette affaire, oublient que ça fait plus de un mois que certains militants hurlent pour dire que Boisclair représente un danger pour le parti et pour la souveraineté. Ça fait plus de un mois que ces gens là demandent des explications aux dirigeants péquistes et aux autres candidats.

Vous avez enfin osé ramener la question sur la place publique et vous méritez d'être félicité, pas condamné !

M. Boisclair, retirez-vous ! (2)

Et si vous le voulez, vous n'aurez même pas à composer votre lettre de démission puisque je vous en ai préparé une...

Mesdames et messieurs je vous annonce que je retire ma candidature dans cette course parce que je me rend bien compte que je n'ai pas du tout l'étoffe d'un chef de parti.

En premier lieu, j'ai complètement bousillé la gestion de la première crise à laquelle j'ai eu à faire face au début octobre. Mon attitude hautaine et arrogante dans ma manière de répondre aux questions a été une catastrophe. Et je n'ai rien réglé car on reparle encore de cette histoire à 8 jours de la fin de la course.

J'aurais dû clarifier cette situation à ce moment là mais je n'ai pas voulu le faire car je ne suis pas sûr que les membres du PQ auraient encore voulu de moi après mes confessions. On a dit que ça m'est déja arrivé de ne plus me rappeler le lendemain, où j'avais laissé mon auto de location la veille. Ceux qui ont déja consommé savent ce que ça veut dire. Pour le dire clairement, j'étais complètement saoul et je ne me rappelle de rien. Et ça ne m'ait pas arrivé qu'une fois.

Que dire maintenant de mes réponses et de celles de mon équipe quand la semaine passée, quatre candidats m'ont demandé de répondre à des questions légitimes.

Nous avons été absolument déplorables en nous lançant dans de basses insultes. Nous avons prouvé par nos réponses que nos détracteurs avaient raison. Ils ont tellement raison que tout ce que nous avons trouvé d'intelligent à répondre, vous l'avez entendu la semaine passée dans la bouche de mes conseillers Bédard et Simard.

Nous avons très mal réagit. Et maintenant, à cause de notre comportement, le parti est de plus en plus divisé et cette course n'est plus rien d'autre qu'un téléroman minable.

Quand les dirigeants péquistes m'ont offert l'équipe Landry pour travailler avec moi, je n'ai pas pu refuser. J'en rêvais depuis si longtemps. Bernard a même voulu revenir cet été, et j'ai refusé de lui laisser la place. Sauf que les dirigeants ne se rappelaient plus que j'avais déja festoyé disons... un peu pas mal. Dans le temps, j'étais très arrogant. J'avais la tête enflée et je pensais qu'il n'y avait personne de plus intelligent que moi.

Oui j'ai fait des gaffes et je ne peux pas vous les dire car je ne m'en rappelle pas. Sauf que, en effet, les gens autour de moi n'était peut-être pas tous aussi saoul que moi, et que eux se rappellent des choses. Et c'est vrai que ça pourrait drôlement nuire au PQ et surtout à la souveraineté.

Je me retire donc en me rappelant que si on avait pas parlé de cocaine dans cette course, j'étais cuit de toute façon. Parce que c'est vrai que mon discours était vide. Aussi vide que celui des Lebel, Bernard, Marois, Legendre. Les meilleurs idées qu'on a entendu dans cette course venaient des candidats dits marginaux.

Mais des idées, les dirigeants péquistes n'en veulent pas. C'est pour ça que ces candidats sont marginaux. Ils ne veulent pas l'indépendance non plus, même s'ils font semblant depuis de nombreuses années.

Guy Vandal

Une course biaisée depuis le début ?

Les gens en général en ont vraiment marre de voir la tournure que prend cette course à la chefferie. Plusieurs sont dégoutés... avec raison.

Sauf qu'il ne faudra jamais oublier que la coke prend le dessus parce qu'il n'y a pas de débat d'idée dans cette course. Il n'y a pas de débat d'idée parce que les quatres sur neuf qu'on nous impose n'en ont pas d'idées. Ils n'ont à proposer que le même vieux stock que nous sert le PQ depuis trop longtemps.

Cette course est réellement biaisée car les seuls qui ont des idées novatrices à proposer sont exclus de la couverture médiatique. Vous trouvez que cette course à la chefferie est une véritable farce ? Vous auriez aimé que les candidats débattent des vraies affaires ? Meilleur chance la prochaine fois !

C'est trop tard maintenant car la course est terminée. La course est terminée mais je n'ai pas dit que Boisclair serait le prochain chef du PQ.

Guy Vandal

dimanche, novembre 06, 2005

Pourquoi ce gâchis ?

On peut prédire maintenant, à 9 jours de la fin de cette course, que le déclin du PQ est bel et bien commencé. Ce parti ne s'en remettra pas... surtout si Boisclair est élu.

J'ai commencé ce blogue le 8 septembre. À ce moment là, le passé du dangereux fumiste ne faisait pas la Une. On avait droit plutôt aux sondages favorables et aux chroniqueurs politiques qui nous disaient de nous rallier au meneur dans cette course. Quand j'ai commencé ce blogue, je trouvais épouvantable que l'establishment péquiste et tous les médias soient derrière Boisclair.

C'était le cas il y a deux mois.

Ce qui a changé depuis, c'est que les dirigeants péquistes se sont fait poser beaucoup de questions par des souverainistes crédibles après le 18 septembre. (Jour où le passé de Boisclair a refait surface) Et c'est là qu'ils ont commencé à abandonner Boisclair... au profit de Marois.

Tout a commencé avec un texte de Lise Payette paru dans le Journal de Montréal. Dans ce texte, Lise Payette attaquait sérieusement (à mot couvert) le candidat Boisclair et donnait son appui à Pauline Marois. Dans la semaine qui a suivit, les médias ont parlé positivement de Pauline à tous les jours.

Le gâchis de cette course à la chefferie était prévu... depuis le 8 octobre. Ce jour là, j'ai reçu un courriel qui me décrivait à peu de chose près, comment se passerait le reste de la course. C'est pour ça que je me permet de dire que les dirigeants péquistes ont commencé à abandonner Boisclair depuis le début octobre.

Sauf qu'ils auraient dû prévoir avant. Si cette course fait dans le vaudeville présentement, c'est uniquement parce qu'ils pensaient qu'un beau gosse leur permettrait de continuer à mentir à la population au sujet de la souveraineté. C'est vrai que le surfing leur a très bien réussi dans les dix dernières années.

J'ai hâte au 16 novembre. J'ai hâte de voir les explications des dirigeants péquistes sur ce presque scandale qu'est cette course à la chefferie. Certains ont manqué de courage, ils devront nous dire pourquoi !

Guy Vandal

samedi, novembre 05, 2005

Avec Boisclair, Stéphane Bédard, fils d'un protecteur de...

Vous avez entendu le député Stéphane Bédard, collaborateur d'André Boisclair, baver sur Jean Ouimet.

Stéphane Bédard : fils de Marc-André Bédard, ministre de la justice sous le gouvernement Lévesque. En 1977, Claude Morin révèle ses liens avec la GRC à sa chef de cabinet, Louise Beaudoin. Celle-ci, qui n'est pas ministre, hésite à en parler à Lévesque. Elle en parle plutôt à Marc-André Bédard... qui s'entend alors avec Morin pour n'en rien dire à Lévesque.

Louise Beaudoin avait-elle le devoir d'en parler directement à Lévesque ? Comme elle n'était pas ministre, son devoir n'était pas absolument évident. Elle a au moins informé un ministre, et pas n'importe lequel, le ministre de la justice. Ce dernier, en revanche, avait de toute évidence le devoir d'en parler au premier ministre. Il ne l'a pas fait, choisissant plutôt de protéger celui qui parlait à la GRC et en recevait de l'argent.

Toutes ces infos sont contenues dans un texte de Pierre Godin paru dans Le Devoir du 13 avril 2002 et mis en ligne le jour même sur Vigile (http://www.vigile.net/ds-affaires/docs/02-4-13-godin-morin.html). Les paragraphes 5, 6 et 7 sont les plus importants. Il existe plusieurs versions sur qui savait quoi et sur qui en a parlé à qui. Mais, d'une version à l'autre, il y a au moins une constante : Marc-André Bédard a tout appris en 1977 et, s'étant entendu avec Morin, n'en a jamais parlé à Lévesque, jusqu'à ce que celui-ci lui en parle en 1981, peu après que Lorraine Lagacé lui eut tout dit.

Marc-André Bédard est aussi, comme par hasard, quelqu'un qui a grandement aidé Lechien Bouchard, père politique d'André Boisclair, à faire du chemin dans la vie.

«...Lucien Bouchard a été l'enfant gâté de la vie politique québécoise et canadienne. Protégé par l'Église catholique, propulsé à la commission Cliche, puis à la présidence des tribunaux d'arbitrage du secteur de l'Éducation, il a été un favori de Marc-André Bédard qui l'a aidé à devenir négociateur en chef du gouvernement du Québec sous Lévesque...» (Pierre Cloutier, 23 février 2001, Vigile : http://www.vigile.net/01-2/adieux.html).

Marc-André Bédard, Stéphane Bédard : tel père, tel fils ? En tout cas, Boisclair sait s'entourer...

Luc Potvin

vendredi, novembre 04, 2005

Nouveaux appuis... ou nouveaux complices ?

Que dire de cette nouvelle ? Dix-huit anciens ministres ou députés du Parti québécois, parmi lesquels Clément Richard et Marc-André Bédard, signent une lettre d'appui au candidat à la direction du PQ André Boisclair.

Alors que les dirigeants péquistes sont de plus en plus montrés du doigt dans la catastrophe annoncée que représente Boisclair, voici donc que 18 heureux pensionnés à vie en rajoutent. Ça fait vraiment pitié.

La campagne s'est beaucoup animé pour le dangereux fumiste hier. Et si on regarde comment lui et son équipe ont géré cette journée, on comprend pourquoi ceux qui ne veulent pas de lui à la tête du PQ sont si virulents. On ne reproche pas que la coke à Boisclair. On lui reproche de n'avoir rien de consistant à proposer. On lui reproche aussi d'être une copie conforme de Mario Dumont...

Hier donc...

L'équipe Boisclair a très mal réagi devant la controverse. Ils ont décidé de se lancer dans une série d'insultes, toutes plus basses les unes que les autres. En voici quelques "échantillons"...

Le Devoir: «Jean Ouimet, qui m'est apparu comme un gentil doux dingue jusqu'à maintenant, m'apparaît comme un enculé de première» (Le député Sylvain Simard)

Le député Stéphane Bédard, lors d'une interview télévisée, l'a qualifié de «méprisable» et a estimé que «sa contribution est à peu près nulle sur le plan des idées».

Radio-Canada: « En coulisses, ou parfois même publiquement, des partisans du meneur, André Boisclair, accusent Pauline Marois d'avoir téléguidé la charge des quatre candidats qui lui ont demandé des comptes sur sa consommation passée de cocaïne. »

« C'était un geste désespéré de quatre candidats marginaux dont la campagne ne lève pas. Et c'est un geste de désespoir. » (Nicolas Girard, député de Gouin)

« Ces candidats sont des candidats marginaux dont la somme des appuis risquent d'approcher 1 % », a-t-il déclaré. Selon lui, ils profitent de la visibilité que leur offre le PQ pour nuire au parti. (Sylvain Simard, député de Richelieu.)

C'est grave. Au lieu de regarder dans leur cours, ces gens tirent sur les messagers avec des mots épouvantable. Ça prouve que l'équipe Boisclair ne comprend absolument rien de ce qui se passe. C'est clair qu'ils ne lâchent pas leur candidat car ils sont encore convaincus que c'est lui qui gagnera la course. Ce sont vraiment des arrivistes. Il n'y a que leurs intérêts personnels qui priment.

J'ai aussi lu dans Le Devoir cette "savoureuse" remarque d'André Boisclair... «Je suis sans doute l'homme politique au Canada sur lequel on a le plus cherché, qui a répondu au plus de questions, qui a mis sa vie le plus sur la table». C'est franchement démagogue d'essayer de se faire du capital politique avec l'aveux de son homosexualité. On s'en fout de son homosexualité. Le sujet est son passé coké. Et là, c'est clair et net qu'il n'a mis sur la table que ce qui faisait son affaire.

C'est ce candidat et cette équipe que les 18 pensionnés à vie ont appuyé aujourd'hui. Doit-on les féliciter ?

Guy Vandal

P.S Je ne pouvais pas terminer ce texte sans souligner la "viscosité" du candidat Lebel... Le candidat à la direction du Parti québécois Ghislain Lebel se dit satisfait de l'attitude adoptée par André Boisclair face aux questions sur ses agissements passés. (...) Ghislain Lebel précise qu'il ne fait partie d'aucune fronde dirigée contre monsieur Boisclair. Il se sent plus près de lui sur le plan des idées que quiconque dans cette course..

Si vous êtes dans la merde, ne vous en prenez qu'à vous M. Boisclair !

Boisclair, en ne voulant pas répondre clairement aux questions, démontre qu'il est ou bien un parfait imbécile ou qu'il a effectivement quelque chose à cacher. Cette histoire circule depuis plus d'un mois et elle fait encore les manchettes, alors que ce sont les idées qui devraient être à la Une.

Il est là le hic. Comme ce dangereux fumiste n'a rien de cohérent à proposer, il tente peut-être de se faire du capital politique sur le dos des journalistes et des autres candidats, en se faisant passer pour la victime dans cette histoire.

Sauf que... Boisclair ayant été tellement évasif dans cette campagne, autant sur la coke que sur ce qu'il propose, s'il est élu le 15 novembre, ça voudra dire la fin pour le PQ. Ceux que les médias baptisent "purs et durs" avec mépris, ne voudront jamais se rallier à ce fumiste. Jamais. (G.V.)
***

« Est-ce que tout serait à recommencer à cause de quelques magasiniers qui échangent, trafiquent, vendent trois siècles d’histoire pour quelques heures de pouvoir ? » Félix Leclerc, Île d’Orléans, 1986.

Dans quelques jours, les militants du Parti québécois seront appelés à se prononcer sur le leader qui devrait diriger leur parti au cours des prochaines années.

La controverse autour d’un certain candidat continue à semer l’inquiétude, et dans la population et chez les membres du Parti québécois. On est en droit de se demander, s’il y a encore, dans ce parti, des gens qui ont le sens des responsabilités. On est en droit de se demander s’il y a encore des gens qui sont capables de mesurer les éventuelles conséquences reliées à un vote de confiance accordé au jeune candidat breveté de Harvard.

Les adversaires de la cause indépendantistes ne sont plus dans le camp fédéraliste. Ils sont à l’intérieur même du camp souverainiste, qui, par leur silence, cautionnent les gestes fortement répréhensibles du jeune loup de la génération montante. Le silence cautionne toujours implicitement. Il faut que les huit autres candidats en lice dans cette course affichent ouvertement leur désaccord sur la conduite antérieure du prétendant au trône péquiste. Le temps fuit et ce geste de désapprobation doit se poser dans les jours qui viennent.

La façon la plus solidaire et unanime de le montrer serait, tout simplement, de ne pas se présenter au dernier débat qui doit avoir lieu sur la frontières des Outaouais, mercredi le 9 novembre prochain. Isolé, le jeune candidat controversé se verrait renvoyé à lui-même et devrait alors poser le seul geste qui conviendrait dans les circonstances : se désister. Ce geste sans précédent devrait se marier à une conférence de presse, où les huit candidats, unanimement, afficheraient leur désaccord sur la conduite antérieure du diplômé de Cambridge.

Pour le bien de la cause indépendantiste, j’en appelle, solennellement, madame et messieurs les candidats à cette solidarité commune. Aurez-vous le courage de poser ce geste pour la poursuite des choses? Aurez-vous le courage de dire collectivement ce que chacun, dans le fond de sa conscience, pense individuellement?

Si, dans les heures qui viennent, cette manifestation collective n’est pas au rendez-vous, je devrai conclure qu’aucun d’entre vous n’a la trempe d’un futur chef d’État, celui qui est gardien de la justice. Et dans une société où la justice n’est plus en première place, il n’y a que maquillage, simulacre de vérité, complicité de situations déplorables.

Dans la conjoncture actuelle, le risque est trop grand pour que vous vous enfermiez dans votre silence. L’histoire vous jugera sur l’audace du moment ou sur la rectitude politique dans laquelle vous vous serez tous emmitouflés. Il vous revient de changer l’hiver qui s’annonce en un printemps lumineux. Je présume que vous vous tournerez vers le vent du large, celui qui mène les courageux explorateurs vers la terre de liberté.

Nestor Turcotte
Matane

jeudi, novembre 03, 2005

Ça bouille...

Boisclair fait la Une des bulletins de nouvelles et pas pour ses idées bien entendu. Si c'est vrai que le clan Boisclair accuse Pauline Marois d'être la source de ses difficultés, c'est la preuve que ce candidat est complètement déconnecté.

Parce que ça fait au moins un mois que certains souverainistes posent les vraies questions au candidat Boisclair. En s'acharnant à ne pas répondre comme il le fait depuis le début, il est son principal ennemi. S'il n'a pas de fantôme dans son placard, pourquoi refuse-t-il encore aujourd'hui de répondre clairement à de simples questions ?

A-t-il peur qu'on lui demande s'il en a consommé avec Luc Doray ?

Monsieur Boisclair, si vous trouvez que la vie est un peu compliqué pour vous présentement, prenez bien conscience que c'est uniquement de votre faute. Si on ne parlait pas de cocaine dans les médias, on parlerait de l'absence totale de contenu cohérent dans ce que vous proposez. Avouez que ça ne vous avantagerait pas beaucoup plus...

Guy Vandal

P.S. Demain dans ce blogue, Nelson Turcotte propose une idée originale aux huit candidats. Si elle se réalisait, ça voudrait dire qu'on a compris au PQ que le danger est réel et qu'on ne pourra pas toujours mentir à la population. Parce que ceux qui se taisent et/ou ceux qui appuient aveuglément le dangereux fumiste présentement, n'ont aucune idée du danger qu'il représente pour l'avenir du PQ.

Il n'y a pas que les libéraux qui salivent, l'UFP aussi !

M. Boisclair, retirez-vous !

Et je peux vous dire que les Libéraux font des prières pour la victoire de Monsieur Boisclair. Pour eux, il sera un chef très vulnérable. (Pier Gagné, réalisateur de l'émission Enjeux)

Je n'ai pas eu le temps de suivre l'actualité hier, ce qui fait que, ce n'est que ce matin que j'ai appris que quatre candidats dans la course à la chefferie ont demandé à Boisclair de s'expliquer ou de se retirer. Ça commencait à être le temps.

Le dangereux fumiste a tenté de calmer le jeu dans un point de presse après le débat mais ce qu'il a dit suscite plus de questions que de réponses...

Source: "Acculé au pied du mur, M. Boisclair est finalement revenu sur sa consommation, après avoir refusé de commenter ses détracteurs dans la journée. «J’ai commis une erreur et je le regrette beaucoup. Mais c’est une erreur du passé. Du passé lointain. Mais je n’ai jamais eu de problème de dépendance», a-t-il plaidé. À un reporter lui demandant de préciser la date de sa dernière consommation, il a répliqué sèchement : «Je n’ai pas inscrit ça dans mon agenda, monsieur !»

«Je vois où vous voulez en venir. Me voici devant la cour. Me voici soudainement accusé», a-t-il dit, visiblement excédé. André Boisclair a refusé de préciser comment il s’est procuré la drogue, précisant : «Je ne commencerai pas à donner des noms. [...] Franchement. Est-ce qu’on demande à Jean Charest de qui il avait acheté son ’pot’ ?

Si celui qui lui a vendu du ’pot’ avait des liens avec des personnes criminelles ?» M. Boisclair croit qu’il n’est pas «d’intérêt public» d’en savoir davantage et que la «stratégie» mise en oeuvre actuellement pour le «déstabiliser» va «faire mal au PQ»."

Dans cette histoire, Boisclair démontre clairement qu'il est un menteur qui tente d'en dire le moins possible en jouant la victime. Pourtant, il ne fait pas saliver les libéraux pour rien. Tous les anti-Boisclair ont dû ressentir une petite joie hier. L'image qu'on voulait leur imposer commence à palir un peu plus. Sauf qu'il ne faut pas le lâcher.

Je n'ai malheureusement pas le temps de suivre l'affaire comme je le voudrais. Ça pourrait dégringoler rapidement dans les prochaines heures ou les prochains jours. Une chose reste sûre, il faut que Boisclair se retire de cette course. Répondre sèchement à des questions légitimes, démontre que ce type n'a pas les qualités qu'on recherche chez un vrai leader.

Il n'y a pas de stratégie pour le déstabiliser, il n'y a que des gens qui tentent de dénoncer le fumiste qui se cache derrière Boisclair. Je répète que les libéraux ne salivent pas pour rien !

Guy Vandal

mercredi, novembre 02, 2005

PQ ou... GRC ?

Bonjour Monsieur Vandal,

Je sais : pas de preuve tangible, pas de pièce à conviction. Évidemment, les bandits prennent soin de balayer derrière eux. Mais, quand même, les preuves circonstancielles n'abondent-elle pas ? Ne passons pas par quatre chemins : le PQ est sous le contrôle de la GRC. Mettez ça en ligne sur votre blogue, je m'en balance, j'assume ce que j'écris. Faut bien que quelqu'un ose enfin le dire : le PQ est sous le contrôle de la GRC. Les gens dits raisonnables riront. Qu'ils rient ! Mais jamais on ne me fera croire qu'il y a une autre explication à l'intronisation en cours de Boisclair. Politiquement, cet individu est, dans le meilleur des cas, une coquille vide, un débiteur de phrases creuses, un politicien de pacotille. Dans la mouvance indépendantiste, en dehors du PQ, il n'a aucun appui. Ni Vigile, ni L'Aut'Journal, ni Le Couac, ni Le Québécois, ni L'Action Nationale, ni la SSJBM. Tous s'en méfient ou lui sont même carrément hostiles. L'écrivain Yves Beauchemin vient de donner son appui à Pauline Marois et on peut présumer que c'est surtout par opposition à Boisclair. Dans Le Devoir du 21 octobre, Pierre Vadeboncoeur a écrit : « André Boisclair ne doit pas être élu à la direction du PQ ». Alors, bordel, à part les carriéristes, les opportunistes, les apolitiques, les moutons, les coiffeurs et les libéraux, qui diable appuie Boisclair ? Qui ?

À Ottawa, le scandale des commandites n'a pas encore cessé de faire couler de l'encre. Pour ceux qui savent situer l'actualité politique dans un contexte historique, ce scandale met en évidence le caractère colonialiste et par conséquent antidémocratique du régime fédéral. Et, bien sûr, cette mise à nu de la vérité est de nature à créer, pour les indépendantistes, une conjoncture politique plus favorable que jamais.

Or, voilà, c'est ce moment en quelque sorte béni que le PQ choisit pour se donner un chef sans consistance et, qui plus est, susceptible à n'importe quel moment d'avoir affaire à la police et aux tribunaux !

Simple hasard ? Pure coïncidence ? Allons donc ! Le PQ a été fondé en 1968, il a donc 37 ans, il a eu à ce jour cinq chefs, un bon (le troisième), deux quelconques et deux pourris, mais aucun assez imbécile pour risquer délibérément la prison. De 1968 à 2004, année où le scandale des commandites a fini par éclater, le PQ a donc eu 36 ans et quatre occasions pour tenter cette expérience tout à fait inédite qui consiste à se donner un délinquant comme chef. Mais, bon, il a fallu qu'il attende un petit peu plus, juste le moment précis où ça tombe on ne peut mieux pour l'ennemi !

Alors, non, il n'y a pas de hasard là-dedans. Surtout quand on sait que Boisclair est en quelque sorte le fils politique de Lechien Bouchard, ce caméléon dont il se réclame et avec qui il a en commun la manie de tourner en rond autour de la « souveraineté » pour mieux nous imposer son néo-libéralisme, un néo-libéralisme dénationalisant.

Ah ! il a bien manœuvré, ce Lechien Bouchard ! Vous ne trouvez pas que les astres se sont merveilleusement bien alignés pour permettre à son rejeton politique de s'emparer du PQ ? En 2004, Boisclair démissionne pour aller faire une drôle de maîtrise à Harvard. Il revient un an plus tard, prétendument pour quelques mois seulement, le temps de se préparer à aller faire un stage à Toronto. Le peuple s'en fout bien, mais la Bazzo en profite pour l'inviter à la radio. Il passe aussi à une émission télé légère (C'est dans l'air) et La Presse, toujours sérieuse, nous apprend que (entre deux lignes) il se fait du rizotto… Puis, bang ! Landry démissionne, Duceppe renonce et Legault se désiste. L'ersatz de Bouchard n'a donc devant lui qu'une Pauline Marois guère inspirante et peu populaire, les sept autres candidats manquant pour leur part soit de notoriété, soit d'expérience, soit d'organisation, soit d'argent, soit de tout cela à la fois.

Trudeauiste en 1968, Lechien Bouchard s'est retrouvé ambassadeur d'Ottawa en France à la fin des années 80 et on a souvent dit qu'à ce titre, il ne laissait pas un pouce, pas même un millimètre à la Délégation générale du Québec. Et voilà que, grâce au lien Internet que vous avez mis en ligne sur votre blogue le 31 octobre, j'apprends que, comme chef du Bloc québécois, il a tout fait à l'époque pour s'adjoindre les services d'un autre sniffeux, Jean-François Bertrand, à qui nul autre que Jean Pelletier, sbire de Jean Chrétien, avait fait appel, en 1989, pour lui succéder, heureusement sans succès, à la mairie de Québec. Comme c'est drôle, tout ça ! Jean-François Bertrand en excellents termes avec un Jean Pelletier, comme Lechien Bouchard l'est avec un Marc Lalonde, à qui il doit une lettre de recommandation. Je n'ai pas le câble, donc je n'ai pas LCN, mais n'est-il pas vrai que Jean-François Bertrand a déjà été invité par cette station à commenter certains des débats organisés dans le cadre de la course à la chefferie du PQ ? Et n'est-il pas vrai qu'il s'y montrait plutôt favorable à Boisclair ?

Mais c'est que ce Boisclair a tout pour plaire à un Bouchard comme à un Bertrand. En avril 2005, la revue l'Actualité nous apprenait ou nous rappelait qu'il vient d'une bonne famille libérale et fédéraliste d'Outremont. En 1980, il fit du porte à porte pour le NON avec Monique Ryan, la fille de l'autre et future épouse de son meilleur ami, au sens courant du terme, Marc-André Blanchard, actuel président... du parti libéral du Québec (http://www.konradyakabuski.com/articles/2005_02.html). Il était jeune, déjà, c'est vrai, il n'avait que 14 ans, mais quand même… C'est quelque part entre 1980 et 1985, donc vers 16 ou 18 ans, qu'il serait devenu « souverainiste » (je n'ose dire « indépendantiste » puisqu'il n'emploie jamais ce mot). Comment la conversion s'est-elle opérée ? À la faveur d'un voyage qu'il fit alors dans l'est du Québec, une région où il n'était jamais allé auparavant, mais dont il a apprécié les paysages et dont les habitants lui ont paru si sympathiques que cela lui a donné subitement l'idée qu'on pouvait faire de belles choses au Québec. Est-ce en leur tenant un discours aussi édifiant qu'il a réussi à convertir ses parents ? Ça, on l'ignore, mais il faut croire qu'il les a vraiment convertis car il a déjà dit que sa famille lui apporte un soutien total depuis toujours. Enfin, oui, c'est bien possible qu'il ait ainsi converti sa famille, même si ses parents avaient pour amis Claude Forget, ancien ministre libéral sous Bourassa, et son épouse, Monique Jérôme-Forget, actuelle ministre libérale sous Charest, de même que Gérald Tremblay, lui aussi ancien ministre libéral sous Bourassa. Oui, c'est toujours possible que, d'un tel milieu, ait émané un « souverainiste ». Tout est possible, au fond, en ce bas monde... Y compris des profs de Brébeuf ou de quelque autre école huppée qui refilent à Ottawa les noms d'ados en qui ils voient de futurs bons agents, lesquels sont par la suite recrutés et dressés, comme de bons petits chiens, les uns pour aller servir le parti libéral, les autres pour aller s'infiltrer au PQ et le paralyser de l'intérieur…

J'exagère ? Je divague ? Peut-être. Mais une chose est sûre : quelle que soit la conjoncture, mais surtout dans la conjoncture actuelle, l'élection de Boisclair à la tête du PQ n'a absolument, mais absolument rien de rationnel, en ce sens que cela n'augmente sûrement pas, mais au contraire diminue nos chances de réaliser l'indépendance. Or, les indépendantistes ne sont pas tous des imbéciles, tout de même. Il faut donc que ce qui arrive aujourd'hui soit la conséquence d'une opération conçue à l'extérieur du PQ puis menée de l'intérieur, autrement dit il faut que ce qui arrive soit le résultat d'une intrusion, d'une infiltration. C'est l'explication la plus terre-à-terre de ce qui se passe actuellement.

Alors, qu'on ne dise pas que c'est inconcevable. Pendant une dizaine d'années, le PQ a bel et bien eu comme Numéro Deux un type qui travaillait pour la GRC. Celui-ci aurait-il eu un successeur, plus habile encore, en la personne d’un individu qui, à la faveur d’un poste élevé, aurait posé ici et là, dans le parti, des mines qui, hélas, ne font peut-être que commencer à exploser ?

Je sais, Monsieur Vandal, mon texte est long. Aussi, compte tenu de sa longueur et de certaines choses que j'y affirme, vous êtes libre de le publier ou non, intégralement ou partiellement. Mais, personnellement, je suis de plus en plus convaincu que, si on n'ose pas s’interroger sur des gens comme Lechien Bouchard, eh bien, on devra endurer Boisclair et ce sera la fin.

Ce soir, 1er novembre, Radio-Canada diffuse un reportage sur « l'énigme Boisclair ». Y parlera-t-on de son ancien chef de cabinet ? D'après ce qu'on lit sur le site de Radio-Canada, c'est peu probable. En ce cas, ce reportage risque tout juste de nous valoir un autre sondage bidon. Entretemps, le téteux de chefs Sylvain Simard nous refera probablement le coup des « forces fédéralistes qui s'attaquent à André Boisclair ». Comme si, là, pour reprendre les mots d'Éric Tremblay sur Vigile, le 30 octobre, on ne leur offrait pas la proie, une proie facile, sur un plateau d'argent…

Luc Potvin

mardi, novembre 01, 2005

Occasion ratée...

Il y a eu un reportage à Enjeux ce soir sur l'affaire Boisclair et moi personnellement, je suis resté sur ma faim. J'aurais aimé plus de virulence bien entendu. Mais le reportage soulève quand même quelques points intéressants...

Alain Gravel nous apprend au début du reportage que... Vous ne le voyez pas à tous les jours dans les bulletins de nouvelles, mais les journalistes posent des questions sur le sujet à tous les jours au candidat Boisclair.

On apprend que ça suscite un malaise dans le parti. Commentaire judicieux de Ghislain Lebel... On est tous mal à l'aise avec cette histoire là !

Un vieux chroniqueur parlementaire a donné deux avis très significatif dans ce reportage.

1- Il a dit qu'il y avait uniquement trois politiciens professionnels au Québec... Charest, Dumont et Boisclair. Un politicien professionnel étant quelqu'un qui n'a que la politique à mettre dans son curriculum-vitaë, et sachant que maintenant les politiciens sont de plus en plus "clef en main", les membres du PQ doivent vraiment s'inquiéter.

2- À propos du silence des libéraux: Ils attendent la campagne électoral pour lui faire la job. C'est ce que ce blogue et bien d'autres tentent de dire depuis plus d'un mois...

J'aurais aimé plus de virulence dans ce reportage, je l'ai déja dit. Mais la virulence, il semblerait que c'est uniquement l'apanage des blogues pour le moment. Si vous aussi lecteurs êtes resté sur votre appétit consolez-vous car demain, en exclusivité (sic) sur ce blogue, un citoyen demande pour la première fois si la GRC n'aurait pas encore infiltré le Parti Québécois.

Quand on lit ça pour la première fois, ça surprend. Mais comme son texte se tient du début à la fin, les "théories" de Luc Potvin méritent d'être publiées dans ce blogue.

Demain donc... vers 9 heures !

Guy Vandal

Loi du silence... (2)

Cher M.Duceppe,

En premier je tiens à vous féliciter d'avoir réussi à confondre 96.8% des participants lors de votre dernier congrès. Comme vous êtes aussi fumiste que Bouchard, Boisclair et Landry, à mon avis, vous avez réalisé là tout un exploit !

Si je pense que vous êtes aussi fumiste que les deux autres c'est que j'ai trouvé très curieux que vous ne parliez pas de souveraineté lors de la dernière campagne fédérale mais que vous fassiez un discours enflammé sur le sujet le soir du vote. De plus, lors de cette même campagne, vous avez tenté de rencontrer le moins d'électeurs possible... tout comme Paul Martin.

Uniquement des partisans et des médias. Dans le cas de Paul Martin, c'était compréhensible mais pas dans le vôtre. Je trouve aussi que le Bloc est inutile à Ottawa et même qu'il nuit au Québec, mais ça c'est une autre histoire...

Dans le cadre de cette semaine de questions j'aimerais savoir M. Duceppe ce que vous pensez de la possible victoire du dangereux fumiste dans la course à la chefferie du PQ. Pensez-vous qu'en ne racontant pas tout sur son passé criminel, Boisclair devient automatiquement un danger pour le PQ et pour la souveraineté ?

Vous vous êtes prononcé sur le sujet le 25 septembre en disant à peu près ceci... On ne peut pas, en politique, exclure des choses comme ça. On doit faire face à la musique. Dès lors qu'est posé un geste à connotation criminelle - on ne peut pas acheter ça au dépanneur du coin ! - , cela devient d'intérêt public.

Par contre le lendemain, vous avez reculé. Pourquoi ? Est-ce que un ou des éléments parmi les cinq suivants serait la cause de votre manque de courage M. Duceppe ?

► a) Conflit d’intérêt personnel; j’appuie André Boisclair coûte que coûte, je ne veux pas me créer des problèmes dans le parti, tel le gel de mon avancement, voire mon expulsion, ou mettre en doute ma réélection.

► b) Préserver la réputation de mon parti; je ne veux pas assumer le risque de créer des difficultés au parti.

► c) Conserver le pouvoir à tout prix; il est plus important de conserver le pouvoir que de dénoncer les fautes criminelles d’un ministre de mon parti.

► d) Je m’en lave les mains; c’est une affaire personnelle et je ne suis pas responsable du comportement de mes collègues.

► e) Réaliser mes ambitions personnelles; je ne dois jamais ternir mon image n’y dresser des embûches qui deviendraient des obstacles à la réalisation de mes ambitions.

Non mais... je ne cesse de lire et d'entendre que vous êtes le seul leader souverainiste crédible(sic) au Québec. Si c'est vraiment le cas, pourquoi avez-vous reculé au lieu d'insister sur le danger que représente Boisclair ? Savez vous ce que c'est M. Duceppe de ne pas se souvenir de ce qu'on a fait la veille, malgré la coke ?

Attendez-vous que Boisclair se pète la gueule pour prendre sa place M. Duceppe ?

Guy Vandal

P.S. Tous ceux qui s'inquiètent de l'arrivée de Boisclair à la tête du PQ, ont en mémoire cette introduction d'un texte paru dans Le Nouvelliste du 18 juin. Peut-être que vous ne lisez pas ce journal M. Duceppe ?

André Boisclair est revenu livide du cabinet de Lucien Bouchard ce jour de septembre 1997. Le jeune politicien venait d'essuyer la colère, proprement titanesque, d'un Lucien Bouchard qui en avait soupé des rumeurs sur la vie dissolue de son ministre des Relations avec les citoyens. Cocaïne, excès d'alcool, fins de semaines exaltées au terme desquelles on ne sait plus où se trouve l'auto qu'on a louée... Immature et arrogant, le jeune politicien roulait à tombeau ouvert.