lundi, novembre 14, 2005

D'autres lucidités journalistiques...

« C'est un homme qui cherche le vent ou la vague. Selon l'élément que vous préférez, c'est un planeur ou un surfeur. »

« Un premier ministre doit aussi savoir s'entourer, choisir des conseillers capables de lui tenir tête et de le ramener à la raison, non pas un cercle admiratif de béni-oui-oui. »

« La gestion de la crise de la consommation par son entourage a été catastrophique. Personne n'est venu rappeler à M. Boisclair qu'en tant que possible futur premier ministre, il devait impérativement, pour son parti, mais aussi pour tous les citoyens du Québec, faire preuve d'une absolue transparence. »

« Un premier ministre doit aussi posséder ses dossiers. Les prestations de celui qui mène dans la course à la chefferie durant les débats sur l'éducation, la santé et le développement économique ont démontré que le diplômé de Harvard possède peut-être une maîtrise mais qu'il ne parvient à énoncer que des clichés, des erreurs de chiffre et des banalités ronronnantes. »

« On croirait entendre Mario Dumont. »

« Quand j'écoute M. Boisclair, j'entends un homme qui me dit que, le lendemain d'un OUI majoritaire, les enfants parleront mieux français, les listes d'attente dans le système de santé disparaîtront, le développement régional se fera de façon magique. Je ne sais rien cependant du processus d'accession à l'indépendance, je ne sais rien de la nécessaire négociation, rien de la renégociation du traité de libre-échange avec le Canada nouveau, les États Unis et le Mexique. Quelles seront les limites de la souveraineté québécoise dans ce nouvel ensemble économique, quelle sera l'ampleur des responsabilités partagées entre le Canada et le Québec? »

Gil Courtemanche

« En s'imposant un tabou les forçant à se taire face à la consommation de cocaïne d'André Boisclair alors qu'il était ministre, les principaux candidats, Pauline Marois en tête, ont fait preuve de pusillanimité, voire de couardise. »

« C'est peu dire que les intérêts supérieurs de la cause, en l'occurrence la souveraineté, n'ont pas pesé lourd face aux risques de chaque candidat de perdre des appuis chez les militants en prenant ouvertement position contre le candidat en tête. Risque aussi d'être écartés du conseil des ministres dans l'éventualité d'une victoire du PQ dirigé par André Boisclair lors des prochaines élections. »

Denise Bombardier

« Les neuf candidats ont exprimé les mêmes vues sur à peu près toutes les questions, leurs désaccords se limitant à de subtiles nuances. » (N.D.L.R.) Je pense que pour en arriver à cette conclusion, M Descoteaux n'a rien vu des débats mais, tous les médias n'ont rien vu des débats, de toute façon !

« Le vrai risque que représente André Boisclair se trouve moins dans cette vulnérabilité que dans le leadership qu'il affiche. Cette affaire de cocaïne a été un test auquel il a échoué. Peut-être ne les raterait-il pas tous à l'avenir, mais c'est celui-là qu'il nous a été donné d'observer. Après l'aveu, les militants, comme les Québécois en général, attendaient une explication qui n'est pas venue. On l'a vu se replier sur lui-même, jouer les victimes, fuir les questions qui reviendront, la prochaine fois posées par ses adversaires libéraux. Ce qu'on constate, c'est qu'il n'avait pas pressenti cette crise et qu'il n'a pas su la résoudre. »

Bernard Descôteaux