samedi, novembre 26, 2005

Faits divers: Un escroc fait la manchette !

La scène politique québécoise s'est légèrement agitée hier avec la sortie de Pierre-Marc Johnson. Cet homme qui a toujours eu des convictions malléables, a prouvé avec sa sortie qu'il ne faisait que se ranger du côté où était ses intérêts...

Avoir des convictions en politique, si ça sert la société, c'est souhaitable. Quand Johnson dit que le débat est rendu ailleurs, c'est peut-être que ses convictions personnelles lui dictent qu'il y a encore une petite fortune à faire avec le fédéral.

Parce que si on se fie au lien suivant, c'est payant pour Johnson de contracter avec le gouvernement du Canada...

Nom du vendeur : Pierre Marc Johnson
Numéro de référence : NRT-2005008
Date du contrat : 2005-04-14
Devis descriptif : 0491 - Services de conseillers en gestion
Durée du contrat : 2005-04-14 au 2005-05-20
Date de livraison :
Valeur du contrat : 24 931,00$
Commentaires : Contrat visant la production d’un document de 10 à 15 pages sur une proposition de cadre pour l’évaluation des intérêts nationaux du Canada relativement au changement climatique
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24 931,00$ pour un document de 10 à 15 pages, c'est assez bien payé merci.

En continuant ma recherche sur le pire escroc à avoir dirigé le PQ, j'ai découvert un lien relativement pertinent. Les PPP (Partenariat public-privé) font aussi parties de ses centres d'intérêts. L'Institut Canadien a organisé un forum au début de cette année... Forum québécois sur les Partenariats public-privé.

Et le président de la première journée de ce forum n'était nul autre, que celui qui nous a dit hier que ce n'était pas le temps de faire un autre référendum. C'est clair que les intérêts du gus sont contraires aux "perturbations" que pourrait causer l'indépendance du Québec. Il ne doit pas avoir encore assez d'argent en réserve, pour s'assurer une retraite dorée !

Sachant que je reparlerais de Johnson dans ce blogue, un lecteur m'a envoyé un commentaire que j'endosse entièrement...

« Quand on voit que Bachand est soutenu par Johnson, Johnson pour qui Bouchard, père politique de Boisclair, avait une grande admiration, Johnson avec qui on rapporte que Landry s'entretenait régulièrement jusqu'à sa démission en juin dernier, disons que ça suscite de troublantes questions. Il ne s'agit pas de tomber dans l'amalgame, bien sûr. Mais, en politique, d'habitude, qui s'assemble... se ressemble !

En tant qu'indépendantiste, j'ai de plus en plus de mal à me défaire de l'impression d'être roulé, royalement roulé par tous ces dirigeants en qui on voudrait que j'aie confiance. Puissent les jours, les mois, les années à venir me donner tort ! Mais je crains plutôt que mon impression se renforce... »

J'ai absolument la même impression que ce lecteur... et c'est pour ça que je continue ce blogue. On aura beau dire qu'en ce faisant je fais le jeu des adversaires, ça ne m'atteint pas. Je veux vraiment l'indépendance du Québec. Et je pense que les adversaires de ce projet ne sont pas uniquement ceux que l'on croit.

Guy Vandal
Qu'on se le dise !